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Après 20 ans d’absence, les Lions de l’Atlas reviennent mais repartent aussitôt !


Rédigé par Roch Durand NDJIGI BILONG le Mardi 10 Juillet 2018 à 15:45



Après 20 ans d’absence, les Lions de l’Atlas reviennent mais repartent aussitôt !
Depuis son passage dans l’hexagone pour le compte de l’édition 1998 de la Coupe du monde, le Maroc est de nouveau présent pour les phases de groupes de la plus prestigieuse des compétitions. Après des qualifications dont ils se sont brillamment détachés, Hervé Renard et sa jeune troupe espèrent montrer de quoi ils sont capables aux yeux du monde entier, et cela en commençant par tirer leur épingle d’une poule très compétitive composée du champion du monde 2010 Espagnol, du dernier champion d’Europe portugais et de L’Iran. Malheureusement la tâche sera plus compliquée que ce qu’on aurait pu espérer, le Maroc n’arrivera pas à faire autant qu’en 1986, la marge des huitièmes de finales sera trop haute pour les Marocains.

Résumé Match 1 : Maroc - Iran

En attendant le choc qui va opposer l’Espagne au Portugal, Le Maroc se doit de prendre les devants de ce groupe B pour entrevoir l’une des deux premières places. Pour cela, il faudra faire face à une équipe Iranienne qui a montré un beau visage pendant les éliminatoires et qui ne compte sans doute pas se faire passer pour le petit poucet de cette poule. Dans un stade plein à craquer aux 62500 spectateurs, le Maroc prend tout de suite le jeu à son compte en faisant honneur à sa jeunesse qui laisse briller sa technique. De Ziyech à Harit en passant par Belhanda ou par des accélérations de Amrabat, les Lions font circuler le ballon à merveille mais pêchent toujours dans le dernier ou alors l’avant-dernier geste. Le match pourrait donc se résumer à une domination totale des Marocains, mais ceux-ci ne trouvent toujours pas leur avant-centre dans les meilleures conditions pour faire plier cette équipe Iranienne. Avec une possession autour de 70%, et une douzaine de tir vers la cage iranienne, toujours 0-0 dans ce match et voilà que la 95 -ème minute sonne. Coup de pied arrêté pour les iraniens à la suite d’une faute qu’on jugerait inutile côté marocain ou alors maline pour la Tim Melli ; Triste sort pour les hommes d’Hervé Renard, ils concèderont un but sur cette action, résultat d’une déviation de Bouhaddouz dans ses propres buts. Le Maroc s’incline donc 1-0 après avoir dominé dans le jeu, et malheureusement fini par offrir un but à son adversaire dans les derniers instants. Comme diraient certains, dominer ne suffit pas pour gagner un match et ça, c’est le moins qu’on puisse dire concernant cette partie.

Résumé Match 2 : Maroc -Portugal

Maintenant que le Maroc a perdu face au « petit » de ce groupe B, la qualification pour les lions de l’Atlas est désormais synonyme d’exploit et pour cela, il faudra ressortir avec quelque chose de cette confrontation avec le Portugal. Pendant que la plupart des personnes prennent leur déjeuner ou alors préparent leur sieste, 78000 autres prennent place dans le Stadion Luzhniki pour voir le Maroc tenter de rester dans cette coupe du Monde face au Portugal d’un Cristiano Ronaldo très en forme. Hervé Renard a décidé de conserver son système en 4-2-3-1 avec 2 changements, Harit perd sa place de titulaire au profit de Dirar qui occupera le poste de latéral droit, ce qui permet à Amrabat, qui montre un bon visage dans ce mondial, de monter d’un cran. Les marocains montrent de belles intentions dans ces premières secondes mais se font cueillir une fois de plus sur coup de pied arrêté : sur un corner rapidement joué par Bernardo Silva en retrait sur Moutinho, le centre du Monégasque trouve Ronaldo qui d’un sacré coup de tête trompe le jeune Munir. La situation devient plus compliquée pour les Lions mais il en faut bien plus pour les abattre. Ces derniers retournent au combat, reprennent le jeu à leur compte, se créent pas mal d’occasions mais butent sur un Rui Patricio des grands soirs. Les Marocains multiplient les assauts sur le but portugais ce qui va aboutir à 15 tirs pour une possession de 55% mais toujours pas de but pour les copains de Belhanda dans cette aventure en Russie. Des polémiques liées à l’arbitrage vont se mêler à cette partie, on pourrait tomber sur pas mal de problématiques : la VAR a-t-elle des limites ? la VAR serait-elle une arme pour les « gros » ? Pas le temps de chercher à répondre à ces préoccupations, la réalité c’est le plus important, Le Maroc a dominé mais une fois de plus s’incline sur le même score d’un but à zéro. Le Maroc est éliminé

Résumé Match 3 : Maroc – Espagne

Il n’y a plus grand chose à gagner pour cette équipe marocaine, si ce n’est sortir par la grande porte. Cela passe par un exploit et pas simplement un bon match comme les précédents étant donné que les Espagnols jouent encore leur qualification en huitièmes de finales et n’aimeraient pas refaire le même coup qu’en 2014 à savoir sortir dès les phases de poules. Saiss remplace Benatia suspendu et Boussoufa monte soutenir les 3 derrière Boutaib, le Maroc joue donc en 4-1-4-1 ; voilà pour ce qui en est des changements par rapport au dernier match. Evidemment, l’Espagne tient le ballon et le Maroc procède en contres, les duels sont des plus costauds notamment entre Amrabat et Ramos et c’est à l’issue d’une mésentente entre le capitaine Madrilène et Iniesta que Boutaib file seul se frotter à De Gea pas très brillant dans ce mondial. L’ancien strasbourgeois remporte son duel et le Maroc inscrit son premier but dans la compétition au moment où ils le méritaient sûrement le moins. Les espagnols n’auront même pas le temps de douter que 5 minutes plus tard, un mouvement à 3 entre Isco, Diego Costa et Iniesta est conclu magistralement pas le milieu du réal Madrid, un but partout. Les Espagnols reprennent les choses en main dans le jeu, et les marocains continuent de les surprendre à l’exemple d’une situation similaire à l’ouverture du score où le même Boutaib bute cette fois sur le portier mancunien et lui offre sa première parade de la compétition. Tel sera le déroulement de la partie alors que les espagnols poussent de plus en plus car le Portugal mène face à l’Iran. Coup de tonnerre à la 81e minute… En-Nesyri entré en jeu 10 minutes avant coupe un corner de Fajr en prenant le dessus sur Ramos en retard. Les Marocains exultent et même s’ils sont déjà éliminés, se réjouissent du résultat. Joie de courte durée parce que dans le temps additionnel, Aspas va conclure un corner joué rapidement par les espagnols d’une « Madjer ». La VAR permettra de valider ce but après un doute sur un hors-jeu initialement signalé par l’arbitre assistant. Triste sort pour les Lions qui sortiront avec la haine comme on pourra le voir sur leurs visages et les propos d’Amrabat : « VAR is bullshit ».


C’est sur ce nouvel épisode de l’assistance vidéo que se termine l’aventure Marocaine dans cette coupe du monde.
1. Espagne 5 pts
2. Portugal 5 pts
3. Iran 4 pts
4. Maroc 1pt

Analyse du jeu

Tout au long de cette courte aventure, Hervé Renard a à chaque fois changé quelque chose à son dispositif comme on a pu le présenter précédemment. Soit les acteurs, en les sortant complètement des titulaires ou alors en modifiant leurs rôles sur le terrain… ou au pire, il modifiait complètement le système. Malgré ces changements, un terme commun revenait dans ce dispositif, La Vitesse. Comment faire autrement quand on a des joueurs aussi virevoltants que le sont Amrabat, Ziyech, Harit ou même Dirar ? Il était donc question pour ces marocains de faire circuler le ballon avec Belhanda à la baguette jusqu’à trouver le décalage sur un côté avec les joueurs cités précédemment. On se demande donc comment ne pas être décisif quand on a des joueurs aussi à l’aise avec un ballon comme ces Lions. Il aura manqué à cette équipe un buteur, un joueur sur lequel on peut s’appuyer, capable de s’imposer dans la surface, faire des appels… ce que n’auront pas su faire successivement El Kaabi et Boutaib lors des deux premiers matchs. Défensivement, on pourrait être satisfait des troupes de Benatia qui ont montré de belles choses, et beaucoup de sang-froid quand on repense aux attaquants qu’ils ont vu passer. Le milieu et les couloirs sont aussi à féliciter et bizarrement le seul regret reste l’attaque, le réalisme qui aura laissé orphelins ces valeureux Lions.
Les Marocains nourriront des regrets, mais ces derniers devront pouvoir leur permettre de grandir et de rendre ce groupe encore plus solide pour les prochaines échéances. Nous restons sur notre faim, mais nous avons confiance en cette nation qui aujourd’hui fait partie des plus grandes en Afrique dans le plus beau des sports.


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