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Billet d’humeur – Ligue 1 : se rend-on bien compte du niveau de nos clubs professionnels ?




Hier soir, me voilà posé sur mon canapé à regarder le quart de finale de Coupe de France entre Boulogne et Saint-Étienne. Première mi-temps ennuyeuse à souhait, je me demande quand est ce que les verts vont commencer à jouer au ballon. Petit rappel du contexte, Saint-Étienne est cinquième de Ligue 1 pendant que Boulogne est cinquième de National. On va éviter de parler de budget, ça en deviendrait pathétique.

Et pourtant, dès la cinquième minute, le gardien boulonnais Viviani, ancien numéro 2 des verts, doit s’employer sur une frappe de Mollo puis en sortant dans les pieds d’Hamouma. Mais après… Plus rien. Le néant. On pense que les verts contrôlent, mais ils sont tout aussi inefficaces qu’en Ligue 1 et on a l’impression que cette équipe pourrait jouer des heures sans mettre un but. Du coté de Boulogne, on résiste, on fait le dos rond et on attend la seconde période où on est beaucoup plus efficace.

En Championnat, Boulogne a inscrit 25 de ses 33 buts en seconde période, et 12 ont même été marqués dans le dernier quart d’heure. La tactique est donc simple, et on ne va quand même pas demander à des joueurs de National de faire le jeu face à la cinquième meilleure équipe de France!

Et comme par enchantement, en seconde période, on ne voit que les nordistes, qui mettent à mal des stéphanois incapable d’hausser le rythme. Les transmissions sont plus fluides et les joueurs de Stéphane le Mignan dominent ceux de Galtier. À un quart d’heure de la fin, Mercier se présente face à Ruffier mais oublie son partenaire seul face au but et tire au dessus, tandis que Saint-Étienne n’a toujours pas effectué la moindre frappe dans la seconde période. On connaît la suite, le péno réussi, Boulogne qui y croit mais se fait rejoindre sur coup de pied arrêté, puis se fait éliminer cruellement pendant la séance de tirs au but.

Quelle surprise j’ai eu quand j’ai entendu Galtier déclarer en conférence de presse qu’ils voulaient absolument remporter la Coupe de France et que c’était l’objectif numéro un du club. Doit-on en déduire que, sur ce match, ses joueurs étaient surmotivés et à 110% ? Dès lors, ne pas réussir à battre un club d’Azerbaïdjan ne serait donc pas uniquement la cause d’un calendrier surchargé et d’une impossibilité de jouer tous les trois jours en France? Elle est belle la culture de l’excuse, encore et toujours.

Hier soir, des joueurs de National ont dominé une des cinq meilleures équipes de Ligue 1 et pour mémoire, Saint-Étienne avait déjà galéré contre Nancy, Tours et le Red Star auparavant. Monaco et le PSG étant hors catégorie (investisseurs étrangers), l’écart entre les clubs de division inférieure et l’élite de notre football semble de plus en plus se resserrer.

J’en veux pour preuve cette info qui dit que la France est un excellent pays pour former et vendre de jeunes joueurs. Sans vouloir faire de débat là dessus (combien de ces jeunes joueurs deviennent de vrais bons joueurs?) je m’attacherais plutôt ici à parler de ceux qui ne s’exportent pas justement. Où jouent-ils ? En CFA pour la plupart. Ceux dont on entend pas parler, quand ils quittent leur centre de formation, essaient de jouer en National, ou en Ligue 2. On les retrouve donc à 25 ans, plus aguerris, plus expérimentés. Et on se rend vite compte qu’après la formation, le reste, c’est pipeau. Techniquement par exemple, la différence me semble infime entre des bons joueurs de National et des joueurs moyens de Ligue 1, et il suffit de regarder la qualité des coups de pieds arrêtés, des transmissions, des contrôles, pour s’en rendre compte.

Trois exemples concrets qui vont dans le sens d’un nivellement par le bas des clubs de Ligue 1:

- Guingamp était encore en National il y a cinq ans, avec des joueurs comme Kerbrat, Lévêque, Giresse, ou Mathis, et ils ont aujourd’hui hissé leur club en seizième de finale de l’Europa League, rendant leur club sympathique et agréable aux yeux de tous les mordus de foot.

- À l’OM et avec le même effectif que l’an passé, Bielsa a réussi à rendre des joueurs apathiques, compétitifs. Morel, Dja Djedje, Fanni, Payet, Mendy, Lemina, Romao semblent tous avoir progressé. Suffisant pour mettre un coup de pied dans la fourmilière de la méthode à la française? Non, on préfère lui tomber dessus alors qu’il est toujours troisième du championnat et qu’il fait rêver ses supporters.

- Regardons la recrudescence du nombre de joueurs de Ligue 2 qui s’imposent en Ligue 1 : Beauvue, Imbula, Mendy, Sanson, Oniangue, Moukandjo, Pallois, Bazile, Sala, Imorou, Thomasson, Bellugou, Jeannot, Mesloub… Et je vous cite des joueurs qui sont tous ou presque indiscutables aujourd’hui dans leur clubs. Le constat est simple, saison après saison, il y a de plus en plus de joueurs de niveau inférieur qui parviennent à s’imposer en Ligue 1.

Alors, est-ce la Ligue 1 qui permet à ces joueurs de tous progresser en très peu de temps ? Ou est-ce simplement dû à un nivellement des valeurs et à une exigence moins élevée dans la division supérieure ? Je penche clairement pour la deuxième solution.

Pour finir et montrer à quel point l’herbe peut sembler plus verte ailleurs, qui sont nos meilleurs français du moment ? Varane, Pogba, Griezmann, tous formés à l’étranger. Et pour rappel, Benzema a quitté l’OL à 21 ans. Coïncidence ?

Quant à nos « stars » de Ligue 1 de ces dernières années, que sont-elles devenues? Belhanda, Cabella, Sissoko, Sakho, Capoue, Stambouli, Gouffran, Rivière, Gomis, M’vila, Rami, Gameiro, Trémoulinas, Guilavogui…

Faîtes vous votre avis et suivez-moi sur www.humeur-2-foot.fr !




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Rédigé par Adrien Laborde le Jeudi 5 Mars 2015 à 10:18





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