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Exclusif : Sean Garnier raconte son parcours de joueur de football pro à sa carrière de freestyler


Arnaud Garnier (son vrai nom), 31 ans, a grandi à Paron, Bourgogne. Passé par des centres de formation, il s’est approché des portes du football pro, et a lui-même enseigné à de jeunes joueurs. Pour lui, la manière a toujours plus compté que les résultats. Le football de Séan doit faire « de bons hommes, de bonnes valeurs »



« Ce terrain-là n’est pas pour moi, je me barre ! »

C’est à une carrière professionnelle qu’Arnaud, joueur prometteur, dit adieu. Et à cette sensation intérieure, essentielle, que lui procure le public dans le stade. Comment combler le manque ?

« Afin de revivre ça, j’ai retrouvé d’autres terrains »

« Tout d’abord à Sarcelles, où j’habite alors. C’était un environnement un peu brut pour un gars comme moi, timide, qui venait de la campagne. En centre de formation j’avais évolué avec des mecs de cité, j’avais les codes. En bas de chez moi, c’était le Bronx, mais tout le monde me respectait, parce que je savais jouer au foot. » Ses gestes techniques en font un phénomène du quartier. Tresses plaquées sur la tête, on le surnomme « Sean Paul », en référence au toaster jamaïcain équipé du même tunning crânien. Et quand ses aptitudes de freestyler le mènent vers ses premiers shows officiels, c’est le surnom de Séan qu’il adopte. C’est un style et des aptitudes rares que Séan développe, quittant la périphérie de Paris à la découverte de nouveaux terrains pour s’améliorer, et observer, toujours.

« Chacun de ces terrains avait son propre langage, que je devais apprendre. »

De sa formation d’hier, académique, Séan exploite le meilleur. « Au centre de formation j’ai appris l’exigence du professionnalisme et de l’élite. Toujours se perfectionner, aller plus haut. » . Le football urbain a d’autres réalités. En 2006, un match de futsal avec ses quatre coéquipiers tourne au massacre. L’aller fut tendu, Séan et ses potes sont attendus. « J’arrive dans l’endroit, le gymnase commence à se remplir, la vibe est bonne. Puis de l’hostilité se fait sentir. Quand je ressors des vestiaires avant le match, c’est blindé. On gagne 5-0, je mets 4 buts. Je suis archi physique, je mixe le futsal avec mes nouvelles techniques de freestyle. À la fin du match, un mec me jette une bouteille de bière, et le public descend sur nous, pour nous tabasser. Je passe une nuit à l’hôpital. Voilà... » Voilà ? Séan analyse l’agression à sa manière, cette notion de donné-rendu toujours présente. Recevoir du public, l’essence assumée de sa démarche.

« Quand on m’a pété la cheville, ce n’était pas moi qu’ils taclaient, mais le football. »

Pas du genre perso, Séan persévérera en équipe, créant le team S3 (pour « Street Style Society »), réunissant différents talents spectaculaires, d’abord un pro du street basket (Ice The Flow) et un danseur (Andreas), avec lesquels il enchaîne les prestations. « Nous voulions vivre de notre passion et progresser. Faire passer un bon moment aux gens, dialoguer. Pour dialoguer il faut savoir parler, aussi avec le corps. Ce qui fait que je voyage partout aujourd’hui, c’est que dans mon show, je dialogue plus que les autres.  »

Séan endosse une stature internationale en gagnant, en 2008, le Red Bull Street Style, plus grand tournoi au monde de football freestyle. São Paulo, au Brésil, accueille la finale. « Je m’étais entraîné comme un acharné pendant deux ans, pour ça. Dans le jury, tu avais une autorité du foot, Bebeto, du futsal, Falcao, du freestyle, Edgar Davids, et du breakdance, Crazy Legs. Les meilleurs dans leurs disciplines. » En demi-finale, Séan l’emporte sur un local, et s’ouvre la voie vers l’ultime duel. «  J’ai gagné la finale avec des gestes interdits, en utilisant les mains. Pour moi c’était bien du freestyle, un espace d’expression avec le ballon. » Titré, Séan devient lui-même une autorité, et sa passion une carrière.

b[« Je veux que les freestylers soient aussi reconnus que les stars du foot. […] Mais en vrai, le sport le plus populaire, ce n’est pas le football, c’est le street football. Il faut lancer une coupe du monde de street football ? Je veux créer des compétitions, des plateformes d’expression, pour des mecs comme moi, qui avaient un avenir dans le football, mais qui n’ont pas été compris »]b

Ecrit par PH Camy Photos : Élodie Daguin

Retrouvez l'intégralité de l'Interview, mercredi sur RedBulletin.com




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Rédigé par le Lundi 8 Février 2016 à 14:42
Frédéric Le Lay
Rédacteur Web multicarte, dénicheur de News et accessoirement créateur de Jeunesfooteux.com En savoir plus sur cet auteur





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