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Rédigé par Gael Simon le Dimanche 9 Juin 2013 à 23:34

Des bleus tout petits




Des bleus tout petits
Quelques jours après s’être incliné en Uruguay, la France s’est faite écraser par le Brésil. Pour expliquer cette défaite, certains vont dire que les joueurs étaient fatigués, que certains sortent d’une saison durant laquelle ils ont joué plus de 60 matches. Mais la performance des bleus face au Brésil, ajoutée à celle produite face à l’Uruguay, indique clairement que le problème est plus profond que ça.
On en a désormais l’habitude, lorsque l’Equipe de France joue contre un « gros », elle défend, attend, fait le dos rond et espère un contre pour marquer. Logiquement face à une équipe Brésilienne pas flamboyante mais plus forte techniquement, les Bleus adoptent ce schéma. Avec un trio Rami – Sakho – Guilavogui au cœur du bloc défensif, les hommes de Didier Deschamps imposent rapidement un duel très athlétique pour répondre à la vitesse d’exécution des attaquants brésiliens. A côté de cela, Matuidi et Cabaye exercent un petit pressing au milieu pour gêner les hommes de Scolari dans cette zone du jeu. Malgré une première frayeur causée par une sortie hasardeuse balle au pied d’Hugo Lloris, l’Equipe de France dégage de la sérénité dès le début du match… en tout cas en phase défensive. Offensivement, les bleus n’arrivent à rien. Face à l’Uruguay, l’Equipe de France n’avait pas trouvé les solutions pour faire la différence. Face au Brésil, c’est encore pire ! Dès la relance, les bleus ont énormément de mal, ce qui rend les attaques stériles et les offensives vaines. Matthieu et Debuchy cherchent à monter, mais la France n’arrive pas à déborder la défense Brésilienne, faute de mouvement et de créativité. Matuidi – Guilavogui – Cabaye au milieu pour défendre c’est bien, mais pour apporter le ballon vers les attaquants, percer les lignes défensives adverses et soutenir les offensives, c’est très faible. Bref, en première période, défensivement ça tient, c’est solide et malgré ses individualités, le Brésil ne met pas en danger l’Equipe de France, mais en attaque, c’est insignifiant et d’une nullité absolue…
Dès le début de la seconde période, le Brésil évolue plus haut et intensifie son pressing. Les bleus sont alors asphyxiés et n’arrivent pas à ressortir de leur camp. Logiquement, le Brésil ouvre le score suite à une récupération très haute dans le camp français. A partir de ce but, le match est terminé. Alors oui, les bleus réagissent un peu, Payet et Valbuena essayent de faire la différence, Cabaye vient jouer plus haut dans le camp Brésilien, mais ce qui ressort de toutes ces attaques pas bien dangereuses, c’est la faiblesse technique des Bleus. Deschamps fait alors des changements, met Grenier pour apporter de la fraîcheur dans l’entrejeu, Lacazette pour avoir plus de vitesse devant et Gomis pour mettre de la puissance en pointe à la place d’un Benzema vraiment pas à l’aise lorsqu’on lui demande d’être le point de fixation de l’Equipe de France, mais rien ne change. Les attaques sont désordonnées, aucun fil conducteur, aucun projet ne se dégage des offensives bleues et rien ne semble mettre en danger les coéquipiers de David Luiz. Sur une action qui ressemble à celle du premier but, les Brésiliens doublent la mise, logique tant les hommes de Deschamps sont impuissants. Une nouvelle fois, tout part d’une récupération alors que la France tente de se projeter en attaque et c’est une nouvelle fois une remontée de balle rapide qui permet au Brésil de marquer. Mais sur ce but, c’est le manque d’agressivité sur le porteur de balle qui est à mettre en avant. Comme si la France était inférieure au Brésil, dans tous les domaines… A la fin, les coéquipiers d’Oscar, marquent un troisième but presque anecdotique sur pénaltie, un but qui enfonce encore plus les bleus.
Finalement, cette défaite peut peut-être du bien. J’espère qu’elle va permettre une réflexion sur le jeu et la formation. Jusque-là, le match nul en Espagne et la victoire contre l’Italie cachaient les limites de l’Equipe de France. Aujourd’hui, cette défaite contre le Brésil permet de les mettre en évidence…
Gaël Simon



Mots clés : EdF

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