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Rédigé par Kevin BLONDIN le Jeudi 14 Mars 2013 à 23:52

La Liga, finalement au rendez-vous.




La Liga, finalement au rendez-vous.


Trois clubs espagnols seront en lice au stade des quarts de finale de la Ligue des Champions. Un exploit au vu de leurs performances lors des matchs allers. En effet, le Real Madrid, le F.C. Barcelone, et Málaga ont été capables de renverser des situations pourtant bien mal engagées. Seul Valence, éliminé par le Paris Saint Germain, chute au stade des huitièmes de finale.




Trois sur quatre. Un bilan presque parfait. A l’inverse de l’Angleterre, orpheline d’un quelconque représentant au tour suivant, l’Espagne prouve encore une fois sa solidité et sa compétitivité sur la scène européenne. Pourtant, l’optimisme n’était pas forcément de mise côté ibérique au moment d’aborder cette nouvelle semaine européenne. Trois défaites et un match nul, c’était le bilan des matchs allers pour les clubs espagnols engagés dans le reine des compétition continentale.
Finalement, un coup du sort pour le Real et du coeur, beaucoup de coeur pour le Barça et Málaga ont fait la différence pour envoyer ces trois clubs défier Dortmund, le P.S.G., la Juve, Galatasaray, et le Bayern au tour suivant.



Le Real Madrid profite des circonstances

Tenu en échec dans son antre de Santiago Bernabéu par une équipe mancunienne tout en contrôle et en discipline tactique lors de la première manche, c’est avec un certain désavantage que les hommes de José Mourinho se rendaient dans le « Théâtre des Rêves ». Avec beaucoup d’envie et d’application les merengues ne sont pas parvenus cependant à inquiéter les ouailles de Sir Alex Ferguson, qui, à l’image du match aller, parviennent à contrôler des madrilènes finalement plutôt inoffensifs. Durant une heure les partenaires de Ryan Giggs, qui joue alors son 1000ème match professionnels (!) parviennent à contenir les velléités des joueurs du Real et à contrôler un match qui leur ouvre les portes d’un quart de finale. Mieux, suite à un bon travail de Nani dans la surface, le capitaine madrilène Sergio Ramos est poussé à la faute et trompe son propre gardien (1-0, 48ème).

Malheureusement pour les Red Devils, c’est sur une action presque anodine, à l’heure de jeu, que bascule un match pourtant bien engagé pour eux. Sur un renvoi de la défense de Manchester United, Nani, l’ailier lusitanien super-sonique, ne voit pas arriver Álvaro Arbeloa dans son dos, et lève un peu trop haut son pied qui vient attraper la hanche de l’ibère. A la surprise générale, l’arbitre turc, Mr Cüneyt Çakır sort le carton rouge et laisser Ferguson dans une colère noire! José Mourinho choisi alors de faire sortir ce même Arbeloa dont le couloir, dépourvu de Nani, ne sera plus une source de soucis pour la défense madrilène, pour faire entrer son génie croate Luka Modrić. Ce dernier va changer le cours du match. En effet dès son entrée il accélère le rythme du match, et apporte sa vivacité au jeu offensif madrilène, apathique jusqu’alors. Le meneur de poche débloque lui même la situation, sept petites minutes après son entrée en jeu, d’une frappe splendide aux vingt cinq mètres (1-1, 66ème).
La magnifique frappe du meneur croate

Les locaux, sonnés par le premier but, ne mettent que deux minutes à en concéder un deuxième par l’inévitable Cristiano Ronaldo à la réception d’un centre-tire de « Pipita » Higuain (1-2, 68ème). C’est l’ancien héros local, le Portugais CR7, qui est venu comme au match aller crucifier ses anciens coéquipiers et signer le but qui les élimine de la compétition. L’entrée de l’idole Wayne Rooney et l’énorme pression mise, à dix, par les mancuniens sur la défense espagnole lors de la fin de la rencontre n’y changera rien. Les exploits à répétition du néo-merengue Diego López, débarqué il y a peu du F.C. Sevilla, vont même dégoûter définitivement les joueurs de Manchester.

C’est en exploitant au mieux une décision litigieuse de l’homme en noir et en sachant profiter parfaitement de leur supériorité numérique dans la dernière demie heure que les joueurs du Real Madrid se qualifient pour le tour suivant. Les mancuniens peuvent nourrir d’énormes regrets car dans le jeu, sur l’ensemble des deux rencontres il ne fait aucun doute qu’ils méritaient de l’emporter. Mourinho, avec élégance, le reconnaîtra à la fin de la rencontre « la meilleure équipe n’a pas gagné ce soir ». Quand à son confrère Sir Alex Ferguson, « très affecté », il préfèrera ne pas s’exprimer et demandera à ses joueurs d’en faire autant. Triste soirée du côté d’Old Trafford. Les madrilènes quant à eux peuvent continuer de rêver de la « Decima« .



Le Barça et Málaga s’offrent leur « REMUNTADA »

Battus à l’aller, à l’extérieur, Málaga, mais surtout le F.C. Barcelone étaient condamnés à l’exploit lors de leur huitièmes de finale à domicile. Avec des défis différents à surmonter les deux clubs espagnols ont cependant tous les deux réussit le même exploit: se qualifier pour les quarts de finale.

La situation était plus que critique pour le Barça, étonnamment surclassé lors de la première rencontre à Giuseppe Meazza il y a quinze jours. C’est un Milan A.C., appliqué, solidaire et réaliste qui avait en effet battu 2-0 (K. Boateng, S. Muntari) des Barcelonais qui n’ont rien fait de mieux durant 90 minutes que de démontrer ce que « domination stérile » signifie. Une possession de balle outrageusement en leur faveur, mais une incapacité flagrante à inquiéter l’arrière-garde Rossoneri.

Rajoutez à cela deux défaites face à l’ennemi juré, le Real Madrid, 2-1 en Liga et 3-1 en Copa del Rey entre temps et autant dire que le contexte n’était pas à l’optimisme du côté de la capitale Catalane durant les jours précédent le match. Pourtant, c’est tout un peuple et tout un club qui s’est mit à rêver à une « Remuntada », un concept pourtant pas du tout dans l’A.D.N. du club culé. En Espagne, le concept de « Remuntada » est même plutôt madrilène, le club de Florentino Pérez ayant en effet à plusieurs reprises réussit d’improbables renversements de situation.
Côté barcelonais, jamais un tel exploit n’a été réalisé, et encore moins par cette génération plutôt habituer à plier les débat dès les matchs allers. En effet, la bande à Xavi et Messi a peut-être remplit son palmarès des plus beaux trophées ces dernières années, mais jamais elle n’a eu à faire face à une telle situation. Voilà peut-être le « titre », l’exploit qui leur manquait.

C’est armés d’une immense envie que les joueurs de Jordi Roura, qui remplace toujours Tito Vilanova sur le banc, reçoivent dans une ambiance extraordinaire, des milanais venus défendre leur avantage acquis au match aller. Les illusions des compères de Philippe Mexès vont pourtant vite prendre un coup dans l’aile après un enchaînement de génie du quadruple ballon d’or argentin Lionel Messi. Contrôle extérieur, frappe intérieur dans la lucarne d’Abbiati, chef d’œuvre. Le tout en une fraction de seconde entre quatre milanais (1-0, 5ème). Les hommes de Massimiliano Allegri viennent, déjà, de poser à genou à terre. Les choses ne pouvaient pas mieux commencer pour les Blaugranas qui installent un véritable siège devant la surface adverse. Commence alors un monologue. Un récital unique dont seuls sont capables les héritiers de Pep Guardiola. Devenus avares de ce genre de démonstration depuis le départ de leur mentor, les compères du magicien Iniesta auteur d’une prestation exceptionnelle, se rappellent à notre bon souvenir et nous offre une prestation millésime 2009/2010. Un grand cru comme une ode au beau jeu. Devant un tel spectacle on ne peut que plaindre des milanais pour qui le calvaire fut long, très long.

Et pourtant … Tout aurait pu être si différent. Nous jouons la 37ème au Camp Nou, quand le jeune français M’Baye Niang, titulaire à la pointe de l’attaque milanaise se fait la malle entre Piqué et Mascherano et s’offre un face à face avec Victor Valdés. Du haut de ses dix-huit ans, Niang croise sa frappe, mais voit, malheureusement pour lui, le cuir caresser le poteau droit du portier espagnol. La chance des italiens est passée. Dans les secondes qui suivent, Messi encore lui remet les compteurs à zéro d’une puissante frappe du gauche, Abbiati est battu, le Camp Nou explose (2-0, 39ème). A partir de ce moment là, l’issue du match ne fait plus aucun doute tant la domination barcelonaise est immense. Au retour des vestiaires, suite à un délice de passe en première intension de son capitaine Xavi Hernández, c’est le contesté David Villa, (titulaire à la place du chilien Alexis Sánchez) qui vient d’une frappe enroulée du gauche crucifier le portier rossoneri et offrir aux siens un exploit impensable une heure plus tôt (3-0, 55ème).

Malgré dix dernières minutes fébriles pour des Culés justes physiquement, l’exploit est bien là, et est à la hauteur de la montagne qui se dressait devant eux au coup d’envoi. Sur un dernier contre, c’est même le latéral Jordi Alba, qui après une course de 80 mètres vient plier une rencontre qui fera date dans l’histoire du Mès que un club. A la réception d’un centre d’Alexis il vient en effet battre une dernière fois Abbiati et achever Milan (4-0, 90+1).



Nul doute que les joueurs de Málaga auront été attentifs à l’exploit du Barça, et que cela leur aura donné des idées. Dans une situation toutefois moins compliquée (défaite 1-0 au Stade du Dragon de Porto), les coéquipiers du français Jérémy Toulalan, savaient cependant qu’ils auraient fort à faire face à un F.C.Porto au passé européen bien plus important que celui des andalous, novices sur la scène européenne. « Pourquoi pas nous? » ont du penser les joueurs de Manuel Pellegrini. En effet le mot « Remuntada » étant sur toute les lèvres cette semaine au pays des champions du monde, ils avaient envie, d’eux aussi, s’offrir la leur. Dans une Rosaleda bouillante, et porté par un public de feu, les joueurs de Málaga ont prit la rencontre par le bon bout et tout de suite fait preuve d’une grande envie offensive. Dans un match très hâché et avec beaucoup d’engagement (5 cartons jaunes dans les 35 premières minutes), c’est bien l’équipe locale qui s’offre le premier grand frisson avec un but refusé de Saviola pour une faute inexistante de Baptista sur le portier lusitanien (40ème). Suite à cette injustice, les joueurs de Málaga, remontés, vont vite réagir par un but splendide de leur perle Isco sur une frappe enroulée magnifique qui lob Helton (1-0, 43ème). A la pause, les deux équipes se retrouvent donc à égalité parfaite sur l’ensemble des deux matchs.

Malheureusement pour les portugais, très peu de temps après le retour des vestiaires, ils sont victime d’un comportement violent de leur attaquant Defour qui est logiquement expulsé pour avoir marché sur la cheville de Joaquin, le meneur local. A partir de cet instant, en supériorité numérique, les Andalous vont multiplier les situations chaudes devant le but portugais, notamment grâce à Saviola et Isco très actifs sur le front de l’attaque. C’est finalement l’éternel espoir, le paraguayen Roque Santa Cruz qui sur un corner tiré par l’idole du jour, le jeune Isco, vient placer sa tête et envoyer son équipe en quarts de finale (2-0, 77ème). Malgré une réaction portugaise dans le dernier quart d’heure, et un but refusé aux hommes de Vítor Pereira (à juste titre cette fois), c’est bien Málaga qui se qualifie pour le tour suivant et s’offre sa « Remuntada ». Pour sa première participation à la Ligue des Champions les voici dans le Top 8 européen, un vrai performance pour l’actuel 4ème de Liga.



Seul le Valencia Club de Futbol, mauvais élève de la saison, et éliminé par le P.S.G., empêche les clubs espagnols de réaliser le grand chelem. Avec trois clubs engagés au tour suivant l’Espagne arrive en force dans le Grand 8 européen. Il faudra compter sur le Real Madrid et Barcelone pour la victoire finale, ils se présentent en effet tous deux comme les grands favoris pour lever la « Coupe aux grandes oreilles » en mai prochain à Wembley. Pour Málaga pas question de parler de sacre, mais il ne sera en rien facile de se défaire d’une équipe qui n’a plus rien à perdre et qui est invaincue à domicile en 5 matchs de Ligue des Champions (4 victoires, 1 nul). C’est peut-être parmi ces trois clubs qu’il faut chercher le futur adversaire du Paris Saint Germain …



Mots clés : Barcelone, LdC, Malaga, Real Madrid

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1.Posté par Douglas Mc Giv le 15/03/2013 15:52 | Alerter
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Super article Bravo à l'auteur!!!!
A noter que le PSG passera le barça, 1-0 / 1-1 !

2.Posté par Damien PRIMEL le 15/03/2013 21:40 | Alerter
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Superbe article!

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