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Rédigé par Julien Pruvost le Jeudi 7 Mai 2015 à 11:40

Pourquoi le Bayern a craqué ?


Longtemps malmené et sans idée, le Barça s’est imposé (3-0) grâce aux éclairs de Messi. Une sanction sévère pour un Bayern qui aura su faire déjouer les Blaugranas. Explications de la faille.



“Pour éviter de prendre la saucée contre le Barça, il faut, en phase défensive, resserrer les lignes pour ne pas laisser les énergumènes s’infilter.” Tel était le conseil de Reynald Denoueix dans les colonnes de L’Équipe, à l’aube de PSG-Barça en avril dernier. C’est exactement la tactique utilisée par Pep Guardiola pour contrôler les Blaugranas jusqu’au moment où le génie argentin sort de sa boîte. La suite, tout le monde la connaît. Un enroulé du gauche dégainé en une fraction de seconde. Et que dire de ce chef d’oeuvre sur Boateng ? L’international allemand est encore entrain de chercher ses vertèbres. Après un grigri, le lutin pique la chique pour tromper Neuer. Une action qui en dit long sur la classe du Mozart argentin. Et juste pour rappeller au portier “gogo gadget aux bras” qui est le patron, il distille un caviar à Neymar pour conclure la messe. Ça c’était pour le film des 3 pions.

“Tu ouvres une porte, t’es foutu”
3 galettes qui n’auraient pas eu lieu si le bloc munichois avait continué de jouer compact, en mode package. On l’a vu, la douane était blindée jusqu’à ce pressing de ouf’ de Dani Alves (77ème). Une traque qui déstabilise Lahm et Co. L’espace inter-lignes s’ouvre, La Pulga s’y trouve et s’infiltre avant de faire parler sa patte à l’entrée des 18. Rebelote sur la seconde banderille. La perte de balle débouche sur un repli défensif tardif du middle bavarois. Et là c’est total régal pour le quadruple ballon lancé par Rakitic. Le gus emprunte l’autoroute et conclut avec une spéciale dont lui seul a le secret. Moralité : “tu ouvres une porte, t’es foutu.”

Manque de transcendence
17ème. Robert est trop court pour racler le centre de Müller. C’est en fait la seule occaz croustillante du Bayern en 90 minutes. Le reste, c’est une difficulté à se dépasser en phase offensive. Un manque de vitesse pour créer des failles et rentrer dans la boîte. Oui, Robben et Ribéry ont manqué pour dynamiquer les assauts allemands sur les ailes. Car l’une des clés du match était l’utilisation des couloirs. Les maigres dangers sont venus par les flancs.

Thiago Alcantara, le facteur X
Posté sur le versant gauche, l’espagnol s’est amusé à faire l’essuie-glace, voire même à se positionner sous Lewandowski pour prendre le jeu en main. Souvent pour rien. Dommage, car sa position dans les intervalles aurait pu permettre de créer des différences.



Mots clés : Barça, Bayern Munich, LdC

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