La vente du FC Nantes signée, mais la DNCG garde la main
Waldemar Kita a signé mardi un compromis de vente du FC Nantes avec le projet porté par l’ancien agent Paulo Tavares, selon L’Équipe. La cession n’est pourtant pas acquise : la DNCG statuera sur le rachat dans le courant du mois d’octobre et peut, depuis la loi sur le sport du 3 août 2025, y mettre son veto si le plan de trésorerie de l’acheteur n’apparaît pas viable.
Une première pour le nouveau pouvoir de veto
Ce dossier nantais s’annonce comme le premier grand test du dispositif renforcé. La DNCG, qui jusqu’ici se contentait de contrôler les comptes après coup, peut désormais bloquer un changement de propriétaire. Elle devra statuer sur un projet dont personne ne voit le financement : la structure du tour de table et l’identité des bailleurs derrière Paulo Tavares restent inconnus, comme le relève RMC Sport, qui a consulté le dossier investisseurs présenté en juillet.
Dans ce document, Tavares, actionnaire majoritaire annoncé et fondateur de Phenix Sports Invest, revendique 300 millions d’euros levés auprès d’investisseurs, pour un prix d’achat rapporté à 100 M€ bonus compris. Un chiffre que Waldemar Kita dément lui-même : « Les chiffres sont faux. Les gens disent tout et n’importe quoi », a-t-il déclaré au journal Presse-Océan.
Le banquier David Gluzman, interrogé par RMC Sport, juge le montant peu crédible, quatre fois le chiffre d’affaires estimé d’un club de Ligue 2, et en tire une conclusion qui vise directement la DNCG : « Il vaut mieux pas d’investissement du tout que des mauvais investissements. »
La Brigade Loire, principal groupe d’ultras du club, a publié jeudi un communiqué sceptique sur la consistance et la solidité financière du projet, et dénonce le silence de la Ville de Nantes et de Nantes Métropole. « L’avenir du FC Nantes est trop important pour être abandonné aux zones d’ombre », écrit-elle.
Le dossier revient devant le conseil métropolitain vendredi matin à la Cité des Congrès, et un CSE est prévu mardi à la Jonelière, rapporte RMC Sport. Reste une seule échéance décisive : la décision de la DNCG en octobre.


