Accueil › Foot Etranger › Manchester City › Manchester City : appel attendu d’ici le 2 octobre, sanctions encore inconnues

Manchester City : appel attendu d’ici le 2 octobre, sanctions encore inconnues

Manchester City a jusqu’au 2 octobre pour faire appel du verdict de la commission indépendante. L’audience de sanctions pourrait prendre des mois.

·

Salle de conférence de presse vide dans un stade de football

Manchester City attendu au tournant : appel le 2 octobre, sanctions ensuite

Manchester City a jusqu’au 2 octobre pour faire appel du verdict qui l’a déclaré coupable de la majorité des 115 charges financières de la Premier League. La commission indépendante jugeait l’affaire les 29 et 30 septembre, et aucune sanction n’a encore été prononcée.

La commission a établi que le club avait conclu des « contrats fictifs » avec des partenaires commerciaux pour dissimuler des financements secrets, gonfler artificiellement ses recettes et contourner les plafonds de la Premier League et de l’UEFA entre 2009 et 2018. La Premier League a parlé de règles « systématiquement enfreintes pendant près de dix ans ».

Une palette de sanctions, un calendrier inconnu

Selon BBC News et RMC Sport, l’éventail va de l’amende à la déduction de points, avec un risque de relégation, jusqu’à l’exclusion de la Premier League ou le retrait des huit titres remportés sur la période concernée. Aucun de ces scénarios n’est acté : la commission doit tenir une audience de sanction, qui pourrait mettre des mois à se réunir, précise BBC News.

Sur le calendrier, les deux médias divergent sur le recours : RMC Sport affirme que le club va faire appel, BBC News indique seulement qu’un appel est attendu, sans dépôt à ce jour. Le club, qui se dit « déçu et surpris » par l’avis de la commission et maintient son innocence de toutes les accusations, a jusqu’à la date-butoir pour trancher officiellement.

Le dossier dépasse le terrain

L’affaire a aussi pris une dimension politique. Le Premier ministre Andy Burnham, maire du Grand Manchester jusqu’en juin, a déclaré qu’il serait « vraiment inquiet » si les propriétaires d’Abou Dabi, menés par Sheikh Mansour depuis 2008, décidaient de vendre le club. « Je serais vraiment inquiet de les perdre », a-t-il dit dans un entretien accordé à la BBC, dont le reportage détaille l’entretien. Le régulateur indépendant du football, créé par le gouvernement en 2025, peut également examiner la conformité des dirigeants, mais David Kogan, son président, a précisé qu’il attendrait l’évolution de la procédure en cours.

RMC Sport rapporte par ailleurs que les dirigeants de City pourraient, en théorie, être poursuivis individuellement au titre de la loi britannique sur la fraude de 2006, qui prévoit jusqu’à dix ans de prison, d’après une révélation du Times. Aucune poursuite n’est engagée.



À lire aussi