La Cour de cassation a confirmé le renvoi d’Achraf Hakimi devant une cour criminelle pour viol, rejetant son pourvoi le mercredi 23 septembre. Le latéral droit du Paris Saint-Germain, qui conteste fermement les faits qui lui sont reprochés depuis février 2023, sera jugé par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
Un procès confirmé, un calendrier encore flou
La décision est tombée ce mercredi, a appris l’AFP auprès d’une source judiciaire, rapporte L’Équipe. La plus haute juridiction française a jugé qu’aucun moyen sérieux ne permettait d’admettre le pourvoi, selon Me Bertrand Périer, avocat de la plaignante devant la Cour de cassation. Le renvoi avait d’abord été ordonné par la juge d’instruction le 24 février 2026, puis confirmé en appel à Versailles le 19 juin, alors que le joueur disputait la Coupe du monde avec le Maroc, selon RMC Sport.
Le calendrier du procès n’est pas encore connu, mais il pourrait débuter en 2027, précise RMC Sport. La Cour de cassation ne s’est prononcée que sur la procédure : les faits n’ont pas été examinés et Hakimi reste présumé innocent jusqu’au procès.
Hakimi toujours titulaire avec le Maroc
Sur le terrain, le statut du joueur ne bouge pas. Blessé et absent des derniers matchs du PSG, il a bien été retenu par le Maroc pour la trêve internationale en cours, rapporte RMC Sport, avec deux qualifications pour la CAN 2027 au programme, le 25 et le 29 septembre contre le Gabon puis le Lesotho.
Me Fanny Colin, avocate d’Hakimi, a indiqué à L’Équipe que les faits, contestés depuis le premier jour, seront présentés publiquement et contradictoirement lors du procès. Elle évoque, au conditionnel, des obstructions de la partie civile à la manifestation de la vérité : des messages dissimulés, un témoin clé non nommé et des examens médicaux refusés. L’accusation, elle, parle de trois ans et demi de combat judiciaire et se dit déterminée à aller au bout, selon Me Rachel-Flore Pardo dans un communiqué.


