Première victoire en préparation, et discours réaliste sur les ambitions marseillaises : après le succès de l’OM face à Yamoussoukro FC, Bruno Genesio a clairement posé le décor des objectifs de sa première saison sur le banc marseillais. Successeur d’Habib Beye, débarqué après quelques mois seulement, l’ex entraîneur du LOSC refuse de vendre du rêve et parle d’un club en reconstruction.
Genesio réaliste sur les ambitions de Marseille
En conférence d’après match, le technicien de 59 ans a rappelé ce qu’il considère comme la ligne directrice du projet olympien. « À Marseille, les ambitions doivent toujours être importantes. Nous l'avons déjà dit lors de la conférence de présentation : nous voulons être européens. En Ligue 1, cela peut passer par une sixième, voire une septième place », a-t-il expliqué, assumant une cible plus modeste que celle affichée depuis le rachat du club phocéen par Frank McCourt.
Depuis le rachat du club par l’homme d’affaires américain en 2016, le discours officiel tournait autour de la Ligue des champions, avec des investissements parfois déconnectés des résultats et des moyens réels du club. Aujourd’hui, le message est radicalement différent : l’OM accepte de « rentrer dans le rang », de viser avant tout un ticket européen et de reconstruire des bases sportives et économiques plus solides.
Genesio, engagé pour deux ans et présenté mi-juillet aux côtés du nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi, s’inscrit dans ce virage stratégique détaillé devant la presse marseillaise. Le coach sait qu’il devra composer avec un effectif encore très incertain, entre mercato à ajuster et dossiers lourds hérités des dernières saisons. En fixant la barre sur une place dans le top 6 ou 7 plutôt que sur la C1, il envoie un signal clair aux supporters : l’OM change de logiciel et préfère désormais la lucidité aux promesses intenables.








