Le président du PSG, Nasser Al-Khelaifi, a récemment exprimé son mécontentement vis-à-vis de la mairie de Paris, qui refuse de lui vendre le Parc des Princes. Le dirigeant qatari a même menacé de quitter l’enceinte historique du club pour construire un nouveau stade ailleurs. Mais cette option ne fait pas l’unanimité, notamment chez les anciens du PSG.
Jean-Claude Blanc, qui a été directeur général du PSG de 2011à 2023, a ainsi conseillé à Al-Khelaifi a prendre la mesure d’une telle décision et que rêver trop grand pourrait être contreproductif.
« L’expérience du public commence au moment où il télécharge son billet sur son téléphone, elle se poursuit à l’arrivée dans l’enceinte et se termine au retour chez soi. Donc il faut être sûr que ça ne devienne pas une aventure d’y aller. La règle que je fixe toujours à mes équipes est celle-ci : on ne cherche pas comment remplir le stade pour un Juve-Milan, mais pour la venue de Lecce un mercredi soir par zéro degré. Si le fan qui a acheté son billet ou un abonnement hésite parce qu’il a trente minutes de transport, on risque le no-show. Et un siège vide, même payé, c’est un échec. À Turin, on aurait pu construire un stade plus grand. Mais la moyenne de fréquentation de l’ancien était de 35.000 spectateurs. Pourquoi viser 60.000? Ce qui coûte le plus cher à construire, c’est la dernière place, tout en haut, et c’est celle la moins chère à la vente. Il faut trouver la bonne jauge pour délivrer la bonne expérience de proximité et magnifier le spectacle sportif. En France, on a fait de grands stades pour l’Euro, mais beaucoup ne sont pas pleins » a t’il confié à La Tribune du Dimanche.
Le choix de l’emplacement du futur stade (s’il se construit) sera clairement primordial. Néanmoins, au regard du taux de remplissage qui affiche complet à chaque match, un stade de 60 000 places pour le Paris Saint-Germain n’aurait pas de mal à faire le plein.



