AS Monaco : le parallèle fou avec l'Union Saint-Gilloise pour Pocognoli


Dimanche 15 Mars 2026 08:50 - écrit par

L’AS Monaco a franchi un cap décisif ce samedi en faisant tomber le Stade Brestois (2-0). Portés par une dynamique retrouvée, les hommes de Sébastien Pocognoli enchaînent un cinquième succès de rang en Ligue 1. Désormais cinquièmes, les Monégasques bousculent la hiérarchie et s’invitent officiellement dans la course à l’Europe.



Monaco s'invite dans la course à l'Europe

Le Rocher ne tremble plus, il exulte. A Louis-II, l'AS Monaco a envoyé un message fort à la concurrence en domptant un Stade Brestois pourtant réputé pour sa résilience. Ce succès 2-0 n'est pas qu'une simple opération comptable ; c'est le symbole d'une équipe qui a troqué ses doutes contre une efficacité clinique.

En s'installant provisoirement à la cinquième place, au contact de l'OL, et devant Rennes et le LOSC, l'ASM valide une métamorphose spectaculaire. Le jeu vertical prôné par Sébastien Pocognoli, longtemps resté à l'état de brouillon, est désormais une arme de destruction massive. Pressing étouffant, transitions éclair et gestion maîtrisée des temps faibles : le collectif asémiste, autrefois perçu comme fragile, dégage aujourd'hui une force tranquille qui augure de bonnes choses.

La méthode Sébastien Pocognoli porte ses fruits

Pourtant, le pari était loin d'être gagné. Arrivé avec l'étiquette de technicien prometteur mais inexpérimenté après son passage à l'Union Saint-Gilloise, le Belge a dû essuyer les plâtres d'un début de mandat laborieux. Mais la patience de la direction monégasque paie. Malgré une cascade de blessures qui aurait pu couler n'importe quel effectif, le groupe a assimilé une identité de jeu claire, qui se matérialise en une véritable montée en puissance tactique. Une situation qui n'est pas sans rappeler les débuts de Pocognoli à l'USG, où après quelques mois compliqués, il avait su tirer le meilleur de son groupe jusqu'à remporter la Jupiler Pro League. Une comparaison que nous avions déjà évoqué en décembre dernier sur Jeunesfooteux.

Mais ne comptez pas sur "Poco" pour sortir le champagne. En bon général de brigade, le coach a immédiatement douché les espoirs de détente de son vestiaire. Au micro de Ligue1 +, il a fermement refusé les deux jours de repos réclamés par ses cadres après la victoire. Un management à la dure, destiné à maintenir l'ASM sous haute tension. Car sur le Rocher, on ne veut plus seulement prolonger une "bonne passe" : on veut changer de dimension pour retrouver les sommets de la Ligue 1 de façon pérenne.