ASSE : les grosses conséquences financières du pari fou sur Stassin et Davitashvili


Samedi 30 Mai 2026 08:07 - écrit par



Une claque à Nice qui va laisser des traces

L'OGC Nice a validé son maintien en Ligue 1 en surclassant L'AS Saint-Étienne lors du barrage retour, 4-1, après un aller verrouillé dans le Forez. À l’Allianz Riviera, les Verts ont craqué en seconde période, encaissant des buts de Clauss, Boudache puis un doublé d’Elye Wahi, quand Zuriko Davitashvili entretenait brièvement l’espoir en ramenant l’ASSE à 1-1. Pour les supporters stéphanois, voir Nice fêter une 25e saison consécutive en L1 pendant que Geoffroy-Guichard restera en Ligue 2 a un goût de trahison sportive.

Dans ce contexte, la colère vise moins la défaite d’un soir que la ligne directrice du club depuis un an, jugée déconnectée de la réalité économique de la L2. Une stratégie totalement perdante au regard des moyens engagés.

Stassin et Davitashvili, de jackpot potentiel à casse-tête

L’été dernier, Saint-Étienne a refusé de lâcher Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili, considérés comme les têtes d’affiche du projet 2025-2026. Les Verts avaient recruté Davitashvili pour environ 6 millions d’euros en provenance de Bordeaux, misant sur une explosion de valeur en cas de montée. Dans le même temps, le club se montrait inflexible pour Stassin, prêt à ne céder son buteur qu’en cas d’offre « déconnectée du marché ».

Problème : les meilleures propositions sont tombées avant cette saison charnière, avec notamment une offre verbale d’environ 12 millions d’euros plus 3 millions de bonus de l’Olympiakos pour Davitashvili, que l’ASSE a jugée insuffisante. Des intérêts sérieux venus d’Allemagne et de Ligue 1 (une offre du PFC à 25M€) ont également été évoqués pour Stassin, sans aboutir. Résultat, les deux joueurs sont encore sous contrat jusqu’en 2028, mais le contexte a complètement basculé : sans montée, le club se retrouve dos au mur et en position de faiblesse dans les prochaines négociations.

Kilmer et Gazidis face à un grand ménage inévitable

Kilmer Sports Ventures et Ivan Gazidis ne pourront pas esquiver leurs responsabilités plus longtemps. En refusant de vendre au bon moment et en misant sur une montée quasi obligatoire, ils ont pris un pari risqué qui explose aujourd’hui au visage de l’institution. Le vestiaire, déjà pointé du doigt pour son manque de cohésion, apparaît comme le symbole d’un projet sans vrai collectif et groupe soudé.

L’été s’annonce brûlant : entre un vestiaire à reconstruire, des cadres qui ne devraient plus accepter une nouvelle saison de Ligue 2 et des finances à rééquilibrer, un grand ménage s’impose à tous les étages. « Ne partiront que ceux dont le club voudra se séparer », assurait pourtant une source interne il y a un an. Désormais, c’est surtout le marché, et la frustration d’un peuple vert meurtri, qui dicteront le tempo.

Journaliste sportif expert du football français avec plus de 10 ans d'expérience sur le terrain.… En savoir plus sur cet auteur