Depuis son arrivée à l’OM en prêt avec option d’achat en provenance du RB Leipzig, Arthur Vermeeren connait une trajectoire pour le moins paradoxal. Titulaire à plusieurs reprises en Ligue des champions, il a accompagné les trois succès marseillais de la phase de poules, notamment lors de la démonstration contre l’Ajax Amsterdam (4-0) et des soirées réussies face à Newcastle et l’Union Saint-Gilloise. À chaque fois, son profil de relayeur propre, calme balle au pied, capable de se projeter dans les bons espaces, a semblé fluidifier le jeu olympien.
Là où le scénario devient surréaliste, c’est que ces performances n’ont pas suffi à l’installer durablement. Titulaire en fin d'année 2025, il n’a quasiment plus joué depuis son carton rouge reçu contre Nantes le 4 janvier, tombant en quelques semaines du statut de valeur montante à celui de simple option de rotation. Pendant ce temps, Geoffrey Kondogbia, moins à l’aise dans la relance et en difficulté dans certaines rencontres, a été titularisé lors des deux dernières rencontres de Ligue des Champions face à Liverpool et Bruges, qui se sont soldées par des défaites cuisantes.
Roberto De Zerbi, lui, jure qu’il n’a rien d’un saboteur de jeunes talents. « Je ne sais pas s’il a perdu de la confiance. Je ne l’ai pas vu jouer bien, physiquement ou mentalement. Mais je n’ai pas dit qu’il ne pourrait pas jouer demain ou dans le futur. Je vois chaque joueur chaque semaine, alors je dois les évaluer tout le temps (…) Arthur a besoin de trouver de la régularité », a-t-il expliqué avant un match de Ligue des champions. L’Italien pointe aussi depuis des mois la nécessité pour le Belge d’ajouter de la dureté dans les duels pour survivre dans un football très physique.
En clair, De Zerbi semble reprocher moins ce que Vermeeren montre le mardi soir sous les projecteurs que ce qu’il propose le reste de la semaine, sur la durée, dans l’intensité quotidienne. Ce décalage entre l’œil des datas (victoires avec lui titulaire, qualité de passe, influence dans la circulation) et le ressenti de l’entraîneur (énergie, mental, constance) fait de Vermeeren l’illustration parfaite d'une certaine incompréhension vue de l'extérieure.
Fin 2025, l’OM réfléchissait très sérieusement à lever son option d’achat, estimée à environ 20 millions d’euros, Mehdi Benatia évoquant un dossier « en réflexion » mais jugé très sérieux tant le joueur semblait s’imposer. Quelques semaines et un déclassement plus tard, la donne a totalement évolué. À ce rythme, tout indique que le club pourrait renoncer à l’investissement, laissant le Belge repartir sans avoir réellement tranché la question de son vrai niveau.
Le paradoxe Vermeeren restera alors comme un chapitre typiquement marseillais : un milieu qui gagne en Ligue des champions, qui cite Iniesta comme modèle en expliquant que ses qualités sont « la vision du jeu, la compréhension et la lecture du match », mais qui finit jugé trop tendre pour s’imposer durablement au Vélodrome. Et si l’histoire devait se terminer dès cet été, il y a fort à parier que ce seront surtout ses futurs entraîneurs qui profiteront de ce que l’OM n’aura vu qu’à moitié.
Là où le scénario devient surréaliste, c’est que ces performances n’ont pas suffi à l’installer durablement. Titulaire en fin d'année 2025, il n’a quasiment plus joué depuis son carton rouge reçu contre Nantes le 4 janvier, tombant en quelques semaines du statut de valeur montante à celui de simple option de rotation. Pendant ce temps, Geoffrey Kondogbia, moins à l’aise dans la relance et en difficulté dans certaines rencontres, a été titularisé lors des deux dernières rencontres de Ligue des Champions face à Liverpool et Bruges, qui se sont soldées par des défaites cuisantes.
Roberto De Zerbi, lui, jure qu’il n’a rien d’un saboteur de jeunes talents. « Je ne sais pas s’il a perdu de la confiance. Je ne l’ai pas vu jouer bien, physiquement ou mentalement. Mais je n’ai pas dit qu’il ne pourrait pas jouer demain ou dans le futur. Je vois chaque joueur chaque semaine, alors je dois les évaluer tout le temps (…) Arthur a besoin de trouver de la régularité », a-t-il expliqué avant un match de Ligue des champions. L’Italien pointe aussi depuis des mois la nécessité pour le Belge d’ajouter de la dureté dans les duels pour survivre dans un football très physique.
En clair, De Zerbi semble reprocher moins ce que Vermeeren montre le mardi soir sous les projecteurs que ce qu’il propose le reste de la semaine, sur la durée, dans l’intensité quotidienne. Ce décalage entre l’œil des datas (victoires avec lui titulaire, qualité de passe, influence dans la circulation) et le ressenti de l’entraîneur (énergie, mental, constance) fait de Vermeeren l’illustration parfaite d'une certaine incompréhension vue de l'extérieure.
Fin 2025, l’OM réfléchissait très sérieusement à lever son option d’achat, estimée à environ 20 millions d’euros, Mehdi Benatia évoquant un dossier « en réflexion » mais jugé très sérieux tant le joueur semblait s’imposer. Quelques semaines et un déclassement plus tard, la donne a totalement évolué. À ce rythme, tout indique que le club pourrait renoncer à l’investissement, laissant le Belge repartir sans avoir réellement tranché la question de son vrai niveau.
Le paradoxe Vermeeren restera alors comme un chapitre typiquement marseillais : un milieu qui gagne en Ligue des champions, qui cite Iniesta comme modèle en expliquant que ses qualités sont « la vision du jeu, la compréhension et la lecture du match », mais qui finit jugé trop tendre pour s’imposer durablement au Vélodrome. Et si l’histoire devait se terminer dès cet été, il y a fort à parier que ce seront surtout ses futurs entraîneurs qui profiteront de ce que l’OM n’aura vu qu’à moitié.