À un peu plus de 24 heures d’une finale de Mondial qui s'annonce électrique entre l'Espagne et l’Argentine, Aymeric Laporte a choisi de déplacer le débat sur le terrain de l’arbitrage. Le défenseur de l’Espagne, 32 ans et 53 sélections, ne craint pas le défi physique qui attend la Roja, mais vise clairement la façon dont il est encadré quand l’Albiceleste est en face.
Dans un entretien accordé à Radio Marca, le Franco-Espagnol assure ne pas redouter l’impact des duels, tant que le cadre est respecté. « Je ne suis pas du tout préoccupé par l'agressivité dans le cadre du football. Si elle est tolérée et que l'arbitre fait son travail, ça ne me pose aucun problème », explique-t-il, avant de pointer « des actions non sanctionnées » lors des derniers matchs, en particulier face à une Argentine « qui met beaucoup de coups ».
Laporte ne se contente pas d’un constat, il en fait presque une mise en garde. Pour lui, laisser passer certaines fautes, c’est ouvrir la porte à un match qui déraille, avec des joueurs qui s’énervent et une finale qui pourrait se transformer en vulgaire champ de bataille. « C'est une partie du travail de l'arbitre de contrôler ces choses pour éviter que ça dégénère », insiste-t-il, rappelant qu’il suffit d’un ou deux joueurs incontrôlés pour transformer la rencontre en chaos.
Le message envoyé par Laporte n’est pas anodin dans le contexte d’une Argentine championne du monde en titre, souvent accusée de flirter avec la ligne rouge dans les grands rendez-vous, et bénéficiant d'une mansuétude arbitrale qui agace.