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Ballon d'Or 2020 : "Attendre que le ballon dore" pas de lauréat cette année


20 Juillet 2020 15:10 - écrit par


Des grands perdants

France Football l'a annoncé en ce début d'après-midi, il n'y aura pas de lauréat au trophée du Ballon d'Or cette année. Les premières réactions fusent, déception pour Robert Lewandowski, grand prétendant au trophée, on peut aussi penser à Benzema, Ramos, Kevin De Bruyne ou Virgil Van Dijk qui aurait pu atteindre un podium sûrement composer de Lewandowski et Messi. 

Le classement aurait sans doute était chamboulé par rapport aux années précédentes. Si la Ligue des Champions devait sans aucun doute décider pour beaucoup, on imagine mal Messi ou Ronaldo remporter le trophée cette saison. Il y a donc de grands perdants dans ce choix de France Football. Un choix triste mais aussi compréhensible tant il aurait été difficile d'établir une équité entre les joueurs. 

Que faire des joueurs de Ligue 1, d'Eredivisie ou des championnats arrêtés ? La Liga qui jouait tous les 3 jours quand la Série A ou la PL s'octroie des jours de pause ? Des calendriers très différents, des compétitions aux formats anormaux. Une décision qui va faire parler, expliquée et justifiée par France Football. 

"Comment comparer l'incomparable ?"

Le média français a expliqué son choix par plusieurs raisons. Comment traiter, récompenser un joueur comme d'habitude alors que cette année n'était pas du tout habituelle et "ordinaire". Cela semble compliqué "Dans le doute, mieux vaut s'abstenir que s'entêter", la logique est bonne. 

Parce que le Ballon d'Or véhicule "des valeurs autres" que "la seule excellence sportive" a déclaré le média français. Clin d'oeil au combat de Marcus Rashford ? Aux campagnes menées par certains joueurs dans leurs pays d'origine ? France Football insiste ensuite sur l'équité, comment juger notamment vis à vis des statistiques des joueurs qui ont joués 28 matchs (Ligue 1) que certains qui en ont jouer 45 ou 50 (LDC ou C3). 

Le média veut aussi protéger la "crédibilité et légitimité d'une telle récompense". Décerner par choix et par mérite plutôt que par défaut, un argument fort. Ne pas apposer une astérisque pour les circonstances particulières. "Une petite à entorse" plutôt qu'une "grosse cicatrice" sur le palmarès. 

"Vivement que le ballon dore"

Parce que seuls 2 mois se sont déroulés dans les mêmes conditions pour tout le monde (janvier/ février). Le reste s'est déroulé vite, sans la même préparation, sans les mêmes enjeux, ou ça ne s'est parfois jamais déroulé. Parce que le Final 8 ne sera pas comme une Ligue des Champions traditionnelle. Parce qu'on ne peut pas attribuer un trophée habituel à une compétition qui ne l'a pas été. 

Enfin, France Football protège la crédibilité de ses 220 jurés, possiblement "distraits ou détournés" de leur fine observation du football. En cause "d'autres priorités et urgences" qui les ont détourné du ballon rond. Une parenthèse dans l'histoire de ce trophée si particulier, glorieux, mythique, gratifiant. "S'offrir une parenthèse est un luxe" mais aussi une "inestimable nécessité". En attendant de retrouver notre cher football, nos tifosis, son spectacle, ses chants, ses joies, ses pleurs. Finalement, "Vivement que le ballon dore" à nouveau. 


Ronan Baroni
Étudiant en journalisme fan de football. La taille de Pirlo, la passion de Guardiola et l'Italie... En savoir plus sur cet auteur





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