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FC Lorient : à quoi joue Loïc Féry avec Olivier Pantaloni ?


Mercredi 28 Janvier 2026 13:40 - écrit par



À cinq mois du terme de son contrat, Olivier Pantaloni attend toujours une réponse de son président Loïc Féry. Pourtant, le technicien corse a largement tenu ses promesses au FC Lorient. Retour sur une situation qui interroge, alors que les Merlus vivent leur année du centenaire en Ligue 1.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Neuvième de Ligue 1 avec 25 points après 19 journées, le FC Lorient réalise pour l'heure une saison bien au-delà des espérances initiales. Les récentes victoires à Monaco (1-3) et Rennes (2-0) témoignent d'une équipe structurée, capable de rivaliser avec des formations supérieures sur le papier. Un an et demi après son arrivée, Olivier Pantaloni a transformé un groupe relégué en collectif résilient, guidé par une identité de jeu claire.

Le contraste entre les résultats sportifs et le silence institutionnel frappe. À 59 ans, l'entraîneur n'a reçu aucune proposition concrète de prolongation, malgré une demande formulée dès mai dernier. « Compte tenu de la manière dont ça se passe depuis que je suis arrivé, avec un objectif rempli l'an passé, je suis allé solliciter mes dirigeants pour une prolongation de contrat », confiait-il à Ouest-France en décembre. Les discussions initiales se sont enlisées dans l'attente, la direction invoquant tour à tour les complications liées aux droits télévisuels et le passage devant la DNCG.

Pourquoi tant d'hésitation, alors même que l'excuse des droits TV semble ridicule au regard du salaire de Pantaloni ? Les dirigeants lorientais pourraient être tentés par un changement de cycle, à l'image de nombreux clubs qui préfèrent anticiper plutôt que prolonger. Mais cette logique comporte un risque majeur. Pantaloni incarne aujourd'hui la stabilité à un moment où le championnat reste extrêmement serré. Ses qualités humaines, saluées par des observateurs et ses joueurs comme Pablo Pagis sur le plateau de Ligue 1+, ont permis de souder un vestiaire qui avait été fragilisé par la relégation en 2024. Repartir de zéro avec un nouvel entraîneur constituerait un pari hasardeux.

Le principal intéressé, lui, n'a pas caché sa lassitude. « Il y a un proverbe en Corse qui dit que les affaires qui durent trop longtemps, finissent toujours mal », rappelait-il en décembre. Plus récemment, dans les colonnes du Télégramme, il a évoqué une éventuelle retraite anticipée si aucune offre ne se matérialisait. Une non-prolongation pourrait ainsi signifier la fin d'une carrière d'entraîneur entamée en 2009, une issue que peu de monde souhaite au Moustoir.



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