Un licenciement qui va se terminer aux prud’hommes
Nommé en novembre 2023 pour tenter de sauver un FC Nantes déjà en crise, Jocelyn Gourvennec n’aura tenu que quelques mois sur le banc, avec 10 défaites en 15 matchs qui ont précipité sa mise à l’écart en mars 2024. Le club a choisi la manière forte en le licenciant pour faute grave, en invoquant des « résultats catastrophiques » pour rompre son CDD d’entraîneur avant l’échéance. Problème : pour le technicien breton et ses avocats, ce motif ne tient pas juridiquement dans le cadre d’un contrat à durée déterminée, d’où la saisine des prud’hommes de Nantes.
Gourvennec réclame 2 millions d'euros
Derrière Gourvennec, trois ex membres de son staff, eux aussi remerciés pour faute grave dans les mêmes conditions, ont joint leur dossier et demandent réparation devant la juridiction nantaise. Selon Ouest-France, l’ancien coach des Canaris réclame à lui seul environ deux millions d’euros d’indemnités, une somme susceptible de grimper encore si la justice lui donne raison, ainsi qu'à ses adjoints. Déjà condamné en décembre 2024 à verser près de 730 000 € à son prédécesseur Pierre Aristouy pour licenciement abusif, le FCN joue gros dans ce nouveau bras de fer alors qu’il doit dégraisser son effectif après la relégation en Ligue 2.
Ah, quand le karma frappe à la porte des Kita ...
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