La décision de la FIFA était déjà explosive, le message de remerciement de Donald Trump l’a transformée en affaire politico-foot XXL, beaucoup y voyant clairement un "cadeau" fait au président américain et à l’USMNT.
Quand la clémence de la FIFA rencontre la politique
Tout part d’une décision sportive logique : Balogun, expulsé face à la Bosnie-Herzégovine, devait purger un match de suspension, comme le prévoit le règlement disciplinaire de la FIFA. La Commission a pourtant décidé de suspendre l’exécution de cette sanction pour un an, permettant à l’attaquant de jouer contre la Belgique.
Cette mise sous sursis, activée via l’article 27 du Code disciplinaire, s’ajoute à un contexte déjà tendu autour de la proximité entre Gianni Infantino et Donald Trump, récemment récompensé par la « Prix de la paix de la FIFA – Le football unit le monde », une distinction qui avait déjà déclenché d'énormes critiques sur la neutralité politique de la FIFA.
Le message de Trump qui jette de l’huile sur le feu
C’est là que la colère a pris de l'ampleur. Sur Truth Social, Donald Trump a posté : « Merci à la FIFA d'avoir agi comme il se doit et d'avoir réparé une grande injustice ! Président DONALD J. TRUMP. » Pour de nombreux observateurs, cette phrase résonne comme un aveu : la décision est perçue comme un geste de complaisance envers le président américain autant que vers la sélection américaine.
Des journalistes et consultants soulignent que ce remerciement donne l’image d’une FIFA qui répond au pouvoir politique, alors même qu’elle est déjà accusée d’avoir rompu avec son obligation de neutralité en récompensant Trump quelques mois plus tôt. Sur les réseaux, certains parlent ouvertement de "cadeau présidentiel" à Balogun, d’autres ironisent sur un Mondial "fait pour l’Amérique".
Un sentiment d’injustice généralisé
Chez les consultants foot et chez les autres sélections, la colère monte : comment expliquer à d’autres nations et joueurs sanctionnés que leur rouge ait été appliqué sans discussion, tandis que celui de Balogun est mis au frigo à la veille d’un huitième de finale disputé sur le sol américain face à la Belgique ? Beaucoup dénoncent une "mansuétude sélective", un "deux poids, deux mesures" qui décrédibilise l’ensemble du cadre disciplinaire, et qui biaise la compétition.
Autant dire que si Folarin Balogun venait à offrir la victoire aux USA face à la Belgique, ce scandale pourrait prendre une sacrée ampleur.
Autant dire que si Folarin Balogun venait à offrir la victoire aux USA face à la Belgique, ce scandale pourrait prendre une sacrée ampleur.








