Une interdiction de recruter qui met le FCGB au pied du mur
Les Girondins de Bordeaux sont de nouveau plongés dans un cauchemar sportif, battu à domicile par la réserve de Lorient, pendant que la montée en Ligue 3 s’éloigne encore un peu plus. Mais c’est surtout en coulisses que la tension est en train de monter d’un cran. La FIFA a en effet frappé fort en interdisant les Girondins de recrutement sur les trois prochaines périodes de mercato, à cause d’un litige lié au transfert de Pedro Diaz et à une créance du Sporting Gijón qui ne serait réglée qu’à 10% dans le cadre du plan de continuation du club.
Matthieu Barandas, l’avocat des Girondins, résume la situation : « On est face à une situation assez inédite vis-à-vis de la Fifa, avec un club français qui a adopté un plan de continuation avec classes de parties affectées. Elle applique sa réglementation comme si le plan que l’on a adopté n’avait aucun effet juridique pour elle », a t'il confié dans des propos relayés par La Nouvelle République.
Concrètement, la FIFA ne tient pas compte des décisions du tribunal de commerce et sanctionne Bordeaux comme un club "classique" n’ayant pas payé ses dettes. Résultat : mercato verrouillé, alors que le FCGB est bien parti pour vivre une nouvelle saison en National 2.
Pour tenter de desserrer l’étau, le club a saisi le Tribunal Arbitral du Sport pour « solliciter l’annulation de la décision de la Fifa » et la « suspension de ses effets » le temps de l’examen du dossier. En parallèle, un second recours devant les juridictions étatiques classiques (tribunal administratif, CNOSF) est aussi envisagé. Autant dire que le maintien d’une quelconque ambition sportive passe d’abord par ces batailles juridiques.
Matthieu Barandas, l’avocat des Girondins, résume la situation : « On est face à une situation assez inédite vis-à-vis de la Fifa, avec un club français qui a adopté un plan de continuation avec classes de parties affectées. Elle applique sa réglementation comme si le plan que l’on a adopté n’avait aucun effet juridique pour elle », a t'il confié dans des propos relayés par La Nouvelle République.
Concrètement, la FIFA ne tient pas compte des décisions du tribunal de commerce et sanctionne Bordeaux comme un club "classique" n’ayant pas payé ses dettes. Résultat : mercato verrouillé, alors que le FCGB est bien parti pour vivre une nouvelle saison en National 2.
Pour tenter de desserrer l’étau, le club a saisi le Tribunal Arbitral du Sport pour « solliciter l’annulation de la décision de la Fifa » et la « suspension de ses effets » le temps de l’examen du dossier. En parallèle, un second recours devant les juridictions étatiques classiques (tribunal administratif, CNOSF) est aussi envisagé. Autant dire que le maintien d’une quelconque ambition sportive passe d’abord par ces batailles juridiques.
"On aura le même problème avec d’autres créances" : le scénario qui effraie Bordeaux
Le point le plus inquiétant, c’est l’avertissement lancé par Matthieu Barandas lui‑même. « Si on n’y arrive pas, on va être confronté à des difficultés plus larges, on aura le même problème avec d’autres créances de transferts », prévient l’avocat du club. En clair : si la FIFA fait jurisprudence sur le cas Pedro Diaz, d’autres clubs lésés pourraient suivre et demander le paiement intégral de montants que Bordeaux pensait avoir gelés ou rééchelonnés grâce au plan de continuation.
Derrière les mots très forts de Barandas, c’est tout simplement l'avenir des Girondins de Bordeaux qui est en jeu. Si le recours échoue, ce n'est pas seulement le renforcement de l'équipe qu'il faudra oublier : c’est la mécanique fragile du redressement bordelais qui risque d’exploser en plein vol, et qui pourrait tout simplement entraîner la disparition de ce club historique du football français.
Derrière les mots très forts de Barandas, c’est tout simplement l'avenir des Girondins de Bordeaux qui est en jeu. Si le recours échoue, ce n'est pas seulement le renforcement de l'équipe qu'il faudra oublier : c’est la mécanique fragile du redressement bordelais qui risque d’exploser en plein vol, et qui pourrait tout simplement entraîner la disparition de ce club historique du football français.