Habib Beye a Toulouse en tête, un coup de poker avant RC Lens - Stade Rennais !


Vendredi 6 Février 2026 20:33 - écrit par



Sous pression après une nouvelle série noire, Habib Beye s’apprête, selon L'Equipe, à tenter un nouveau coup de poker en se passant de Brice Samba pour le déplacement périlleux du Stade Rennais sur la pelouse du RC Lens, lors de la 21e journée de Ligue 1.

La décision interroge autant qu’elle rappelle un précédent marquant : à l’automne, l’entraîneur rennais avait déjà choisi la rupture en écartant deux cadres, Seko Fofana et Ludovic Blas, alors que son avenir était sérieusement menacé. Une prise de risque payante sur le moment, mais dont l’effet semble désormais s’être estompé.

Le 29 octobre 2025, Beye, alors tout proche de la sortie, avait décidé d’écarter Fofana et Blas pour le déplacement à Toulouse, misant sur un électrochoc dans le vestiaire. Le nul décroché face au TFC avait lancé une série impressionnante de huit victoires pour une seule défaite, suffisante pour éloigner, un temps, la menace d’un limogeage.

Aujourd’hui, le contexte a radicalement changé : Rennes reste sur quatre matchs sans succès, avec deux gifles récentes contre l’AS Monaco (4-0) puis l’Olympique de Marseille (3-0), qui ont ravivé les doutes autour du projet de jeu et de la gestion humaine de Beye. Dans ce climat tendu, chaque choix fort apparaît autant comme une tentative de reprendre la main que comme un dernier avertissement adressé à son groupe.

La lourde défaite face à l’OM a été le théâtre d’échanges musclés entre Beye et certains cadres, dont Brice Samba, le gardien international français. Selon plusieurs sources, le portier aurait mal vécu une remarque de son entraîneur pendant la rencontre, ce qui aurait entraîné un accrochage et alimenté un malaise déjà latent.

Dans ce contexte, la probable absence de Samba du groupe retenu pour Lens ressemble à une sanction autant qu’à un message envoyé au reste du vestiaire. Comme en octobre, Beye joue gros : si le pari tourne court et qu’un nouveau revers tombe à Bollaert, cette mise à l’écart pourrait cette fois sceller son avenir sur le banc rennais.

Sans son gardien numéro un et avec des tensions palpables, le groupe rennais devra montrer une unité que les dernières semaines n’ont pas vraiment laissée transparaître. Au-delà du score, c’est la réaction collective, l’attitude et la capacité de Beye à remobiliser son vestiaire qui seront scrutées. Un succès en terre lensoise pourrait relancer la dynamique et conforter son autorité ; une nouvelle défaite, en revanche, risque de transformer le coup de poker en chant du cygne pour l’entraîneur rennais.