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INEOS reste à l'OGC Nice : cure d'austérité encore d'actualité ?


Vendredi 12 Juin 2026 09:20 - écrit par



INEOS reste aux manettes, mais en minoritaire

Selon Ici Azur, un accord est attendu en début de semaine prochaine entre INEOS et un nouvel actionnaire majoritaire, très probablement un fonds d’investissement britannique, même si son identité n’a pas encore filtré. Le deal serait construit sur un schéma simple : cession d’une partie des parts, mais maintien d’INEOS au capital, en position minoritaire, avec la main sur le sportif dans un premier temps.

D’après les mêmes sources, le groupe de Jim Ratcliffe s’engagerait à éponger les dettes du club azuréen, autrement dit à couvrir le déficit accumulé ces dernières saisons. Une sorte de package pour passer le relais progressivement, tout en sécurisant les comptes et en préparant, à moyen terme, un retrait complet de l’actionnariat de l’OGC Nice.

Un rachat qui ne garantit pas un mercato XXL

Sur le papier, l’arrivée d’un fonds britannique majoritaire pourrait faire rêver les supporters niçois, surtout après plusieurs saisons marquées par des promesses de grand projet jamais totalement concrétisées. Mais la réalité risque d’être plus froide : tant qu’INEOS garde la main sur la politique sportive, ce sont les mêmes choix, les mêmes contraintes budgétaires et la même prudence sur le marché des transferts qui devraient prévaloir.

En interne, la priorité affichée reste la maîtrise des coûts, dans un contexte où, depuis l’investissement massif de Ratcliffe à Manchester United, les moyens alloués au Gym se sont clairement contractés. Même si le nouvel actionnaire majoritaire apporte du cash à moyen terme, les premiers mercatos post‑accord ont toutes les chances d’être minimalistes, avec des ajustements ciblés plus qu’un chantier XXL.

Une bonne nouvelle surtout comptable pour Nice

La vraie bonne nouvelle, à court terme, est surtout financière : voir l’actionnaire sortant s’engager à éponger les dettes, c’est garantir la stabilité du club, éviter une mise sous pression de la DNCG et laisser un peu d’oxygène à la masse salariale. Pour un club qui a déjà compensé une partie de ses investissements par des grosses ventes (Todibo notamment), ce n’est pas anodin.

Sportivement, en revanche, le flou reste total : on ne connaît ni le projet du futur majoritaire, ni son appétit réel pour l’OGC Nice, ni le timing du vrai passage de relais sur le sportif. D’ici là, les supporters des Aiglons doivent s’attendre à une transition lente, un mercato d’été probablement limité, en attendant de savoir qui pilotera vraiment le Gym dans ce nouveau cycle.

Justin Favre
Journaliste sportif expert du football français avec plus de 10 ans d'expérience sur le terrain.... En savoir plus sur cet auteur



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