Quand il parle de Saint-Étienne, la voix de Yohan Mollo change. L’ancien milieu offensif raconte une période de « prime », huit buts et treize passes décisives entre l'ASNL et l'ASSE lors de la saison 2012-2013, une Coupe de la Ligue 2013 et un Geoffroy-Guichard incandescent qui lui colle encore à la peau. Dans une longue interview accordée au média vidéo « Capté », il assume un attachement qui dépasse largement le simple passage de carrière.
« Qu’est-ce que je garde de Saint-Étienne ? Je dirais de l’amour. Pas de la sympathie, mais de l’amour. C’est vraiment un club que je porte dans mon cœur. Je suis Marseillais, mais quand tu vas me demander de choisir entre Marseille et Saint-Étienne, je le dis fort : je prends Saint-Étienne. Je n’ai pas cette fibre marseillaise à toute épreuve. En fait, ça s’est toujours bien passé parce que j’étais dans une période où on avait de bons résultats. Donc ça ne pouvait que bien se passer. Et aussi parce que les supporters voyaient que l’équipe se donnait, qu’il n’y avait pas de regrets. Même quand on perdait, personne ne comptait ses efforts. » a déclaré le natif de Martigues à côté de Marseille.
« Qu’est-ce que je garde de Saint-Étienne ? Je dirais de l’amour. Pas de la sympathie, mais de l’amour. C’est vraiment un club que je porte dans mon cœur. Je suis Marseillais, mais quand tu vas me demander de choisir entre Marseille et Saint-Étienne, je le dis fort : je prends Saint-Étienne. Je n’ai pas cette fibre marseillaise à toute épreuve. En fait, ça s’est toujours bien passé parce que j’étais dans une période où on avait de bons résultats. Donc ça ne pouvait que bien se passer. Et aussi parce que les supporters voyaient que l’équipe se donnait, qu’il n’y avait pas de regrets. Même quand on perdait, personne ne comptait ses efforts. » a déclaré le natif de Martigues à côté de Marseille.
Yohan Mollo, l’ASSE et un amour assumé pour Geoffroy-Guichard
Formé à l’OM mais parti du centre de formation à 14 ans, Mollo explique n’avoir jamais construit de vrai lien émotionnel avec le club phocéen, là où Saint-Étienne lui a offert un cadre, des responsabilités et une reconnaissance populaire immédiate. Il décrit souvent Geoffroy-Guichard comme un stade « calibré » pour son tempérament, entre intensité permanente et exigence maximale. Dans « Capté », il revient sur ce besoin de rendre au public ce qu’il recevait en tribunes, jusqu’à ne « jamais compter ses efforts » sur le terrain. Un récit qui colle à l’imaginaire stéphanois, fait de sueur, de communion et de matches qui se vivent autant qu’ils se jouent.
OM, Thauvin, Labrune : un transfert avorté qui reste en travers de la gorge
Si l’histoire avec l’ASSE ressemble à une romance, celle avec l’OM tient plutôt du rendez-vous manqué. Mollo rappelle qu’à l’été 2013, alors qu’il sort d’une saison pleine avec les Verts, il se voit très proche d’un retour à Marseille. Sur TikTok, il raconte : « Il faut savoir que, quand Thauvin signe, moi, je dois signer à sa place à l’OM. Qu'est-ce qui a fait qu’il a signé ? Regarde la connexion entre Labrune et Thauvin, regarde d'où ils sont issus (tous deux sont Orléanais) et tu vas comprendre. Quand un président de club te dit ouvertement: 'je m’en fous, même si je dois mettre 50 millions, l’oseille, il est pas à moi. Je le veux. L’oseille, je m'en fous, je veux un petit de chez moi dans mon équipe'… Moi, encore une fois, je suis co-meilleur passeur, j’ai les stats, j’ai gagné un titre... Je suis prêt à l’exigence du haut niveau. Tu penses que quand tu te retournes sur cette histoire, tu n'es pas dégoûté du foot ? » Une sortie cash, qui prouve que cette période lui reste en travers de la gorge.
Entre l’ASSE qu’il décrit comme « de l’amour » et l’OM qu’il associe désormais à un gros sentiment d’injustice, Mollo offre finalement un résumé très 2020’s du foot moderne : un stade qui te porte, un président qui tranche, et une carrière qui bascule sur un coup de fil que tu n’as jamais reçu.
Entre l’ASSE qu’il décrit comme « de l’amour » et l’OM qu’il associe désormais à un gros sentiment d’injustice, Mollo offre finalement un résumé très 2020’s du foot moderne : un stade qui te porte, un président qui tranche, et une carrière qui bascule sur un coup de fil que tu n’as jamais reçu.