Lorenzi arrive dans un OM sous perfusion financière
À Marseille, le mercato ne sera pas une foire aux rêves mais une opération survie. Entre l’accord de règlement avec l’UEFA et la sanction de la DNCG, l’OM doit réduire sa masse salariale, encadrer ses indemnités de transferts et générer des plus‑values importantes pour rester européen. C’est dans ce contexte que Grégory Lorenzi débarque, avec une feuille de route déjà plombée par les chiffres.
Le plan présenté aux instances est brutal : environ 80 M€ de ventes d’ici juin 2027, masse salariale sous les 100 M€, et obligation de vendre avant de penser à recruter. Autrement dit, Lorenzi n’aura aucune latitude sans sorties significatives, alors que les pertes nettes du club ont flirté avec les 157 M€ sur les derniers exercices. L’UEFA, elle, a déjà brandi la menace d’une exclusion des compétitions européennes avec sursis et une amende estimée à 10 M€.
Benatia chargé des ventes, Lorenzi doit reconstruire avec un budget très limité
Dans ce décor, l’organigramme marseillais ressemble à une direction sportive à deux têtes. Grégory Lorenzi doit reconstruire un effectif compétitif avec des moyens très limités, pendant que Medhi Benatia se voit confier la plupart des dossiers de sorties, un travail de rabotage indispensable pour desserrer l’étau financier, selon L'Equipe. Les cas Mason Greenwood et Pierre-Emile Hojbjerg sont ainsi cités comme vendeurs prioritaires pour soulager des finances « dans le rouge ».
Au milieu, Federico Balzaretti fait le lien. Adjoint de Benatia depuis 2025, l’Italien se retrouve donc au carrefour de Lorenzi et Benatia, chargé de transformer des contraintes budgétaires en opportunités sportives via un scouting plus fin et une meilleure exploitation du vivier marseillais. Si l’OM veut éviter un mercato subi, c’est sur ce triangle Lorenzi-Benatia-Balzaretti que tout va se jouer.
Au final, on se retrouve avec une direction sportive à trois tête même si l'unique décideur est Grégory Lorenzi, mais sans que cela soit véritablement clair contrairement à ce que le nouveau président, Stéphane Richard, laisse entendre.






