Suspendu trois matchs après son expulsion face à Monaco, Nicolas Tagliafico ne rejouera pas avec l’OL avant la réception d’Auxerre, le 25 avril, et Paulo Fonseca n’a pas l’intention de laisser passer cette séquence sous le tapis. En l’espace de quelques jours, l’Argentin a laissé ses partenaires à dix en Ligue Europa contre le Celta Vigo, puis en Ligue 1 face à Monaco lors de la défaite au Groupama Stadium, plombant un OL déjà fragile dans le jeu comme dans les têtes.
Fonseca n'épargne pas Tagliafico
Face aux médias, le coach lyonnais a choisi ses mots, mais le message est clair : une discussion franche va avoir lieu avec son latéral gauche. « Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui parler, mais nous allons en discuter, car ce sont des choses qui ne peuvent pas arriver. C’est un joueur expérimenté qui a cédé sous le coup de la frustration », a lâché Fonseca, bien conscient que ces coups de sang pénalisent son vestiaire autant que son plan de jeu.
Tagliafico n’en est d’ailleurs pas à son premier avertissement à Décines : depuis son arrivée en 2022, il a déjà cumulé 19 cartons au Parc OL, dont 16 jaunes et 3 rouges, devenant ainsi le joueur le plus indiscipliné de l’histoire du stade. Dernier épisode en date, ce tacle dangereux sur un Monégasque, assorti de trois matchs de suspension fermes, après avoir déjà frôlé le rouge pour un coup de tête en début de rencontre.
Pour Fonseca, qui martèle que son équipe « doit rester équilibrée » et que « cette situation ne peut pas arriver », l’enjeu dépasse le simple cas individuel : il s’agit de protéger un OL encore en course dans un sprint final sous haute pression, tout en canalisant la combativité d’un champion du monde dont l’énergie peut tout changer… dans un sens comme dans l’autre.
Tagliafico n’en est d’ailleurs pas à son premier avertissement à Décines : depuis son arrivée en 2022, il a déjà cumulé 19 cartons au Parc OL, dont 16 jaunes et 3 rouges, devenant ainsi le joueur le plus indiscipliné de l’histoire du stade. Dernier épisode en date, ce tacle dangereux sur un Monégasque, assorti de trois matchs de suspension fermes, après avoir déjà frôlé le rouge pour un coup de tête en début de rencontre.
Pour Fonseca, qui martèle que son équipe « doit rester équilibrée » et que « cette situation ne peut pas arriver », l’enjeu dépasse le simple cas individuel : il s’agit de protéger un OL encore en course dans un sprint final sous haute pression, tout en canalisant la combativité d’un champion du monde dont l’énergie peut tout changer… dans un sens comme dans l’autre.
Tagliafico, du vice utile au vice qui coûte cher
Tagliafico nous a habitués, depuis son arrivée à Lyon, à jouer avec ce fameux vice que les supporters apprécient chez un latéral capable de faire monter la température d’un match. La fameuse grinta argentine ! Quand il était plus frais, plus tranchant dans les duels, ce vice restait sous contrôle et servait l’OL, que ce soit pour gratter quelques secondes, sortir un tacle salvateur ou imposer un vrai rapport de force à son vis-à-vis. Sauf qu’aujourd’hui, l’Argentin n’est plus le même : au crépuscule de sa carrière, il est moins vif, moins dans le tempo, moins juste dans ses lectures, et ça se voit à chaque accélération adverse.
Du coup, ce qui était un atout devient un problème : le vice sans les cannes, c’est souvent le retard dans le timing, la faute grossière, la frustration qui explose et le rouge qui tombe. Tagliafico continue de jouer avec la même intensité mentale, mais son corps ne suit plus au même niveau, et l’OL paye la note à dix contre onze, match après match. Tant qu’il n’adaptera pas son jeu à sa nouvelle réalité physique, son expérience et son caractère, qui devraient sécuriser l’équipe, risquent surtout de la mettre encore un peu plus en danger.
Du coup, ce qui était un atout devient un problème : le vice sans les cannes, c’est souvent le retard dans le timing, la faute grossière, la frustration qui explose et le rouge qui tombe. Tagliafico continue de jouer avec la même intensité mentale, mais son corps ne suit plus au même niveau, et l’OL paye la note à dix contre onze, match après match. Tant qu’il n’adaptera pas son jeu à sa nouvelle réalité physique, son expérience et son caractère, qui devraient sécuriser l’équipe, risquent surtout de la mettre encore un peu plus en danger.






