Medhi Benatia a levé le voile sur un moment de très forte tension en interne à l’Olympique de Marseille. Dans un entretien accordé à L’Équipe, l'ex dirigeant marseillais raconte avoir découvert tardivement l’ampleur de la situation financière du club, lors d’une réunion avec Frank McCourt et Pablo Longoria.
L’échange se serait produit avant le Trophée des Champions, à un moment où l’OM se trouvait pourtant sur le podium et affichait de grandes ambitions sportives. Mais derrière les résultats, une réalité beaucoup plus préoccupante attendait Benatia.
Benatia n'était pas au courant
Face à Frank McCourt, Medhi Benatia explique avoir rapidement compris que Marseille devait vendre. Une annonce difficile à encaisser pour celui qui pensait alors pouvoir continuer à renforcer l’effectif.
« Je dis : “OK, mais on va pouvoir se renforcer ?” Frank McCourt monte dans les tours : “Mais tu ne vois pas la situation ?” », raconte l’ancien défenseur marocain.
« Je dis : “OK, mais on va pouvoir se renforcer ?” Frank McCourt monte dans les tours : “Mais tu ne vois pas la situation ?” », raconte l’ancien défenseur marocain.
Benatia rappelle alors que plusieurs joueurs étaient arrivés sans indemnité de transfert ou sous la forme de prêts avec option, tandis que d’autres éléments avaient été cédés. Pour lui, le club semblait rester dans le cadre fixé lors d’une précédente réunion organisée à Miami, à la fin de la saison 2024-2025. Mais la réponse de McCourt provoque une véritable bascule.
« McCourt comprend que je ne suis pas au courant, et moi je comprends qu’avec De Zerbi on n’est au courant de rien », lâche Benatia, sans détour.
« McCourt comprend que je ne suis pas au courant, et moi je comprends qu’avec De Zerbi on n’est au courant de rien », lâche Benatia, sans détour.
Selon son récit, l’OM devait alors dégager près de 30 millions d’euros à travers des ventes. Le dirigeant explique avoir dû s’adapter dans l’urgence, notamment en laissant partir Vaz et Bakola, qui ne souhaitaient pas prolonger, et en utilisant des prêts pour réduire la masse salariale.
Cette séquence nourrit forcément les interrogations sur la circulation de l’information au sein du club. Benatia évoque clairement un sentiment de colère et d’incompréhension face à une situation qu’il n’aurait pas anticipée.
« Mais j’en veux à la terre entière. Au Koweït, j’ai compris qu’il y avait des choses qui ne tournaient pas rond », conclut-il.
Cette séquence nourrit forcément les interrogations sur la circulation de l’information au sein du club. Benatia évoque clairement un sentiment de colère et d’incompréhension face à une situation qu’il n’aurait pas anticipée.
« Mais j’en veux à la terre entière. Au Koweït, j’ai compris qu’il y avait des choses qui ne tournaient pas rond », conclut-il.
Un témoignage fort, qui met en lumière un véritable manque de transparence dans la gestion du club phocéen par Pablo Longoria, qui pour beaucoup est le responsable de cette situation financière catastrophique.