Pascal Dupraz a remis les pieds dans le plat au sujet de l’Olympique de Marseille. Invité des Grandes Gueules du Sport sur RMC, l’ancien entraîneur a rappelé que l’OM n’est pas un club sans moyens, mais un club empêtré dans un déséquilibre bien plus profond.
"Dire que l'OM n'a pas d'argent c'est oublier que c'est le 2e budget de Ligue 1. Ce qu'ils n'ont pas, c'est de la stabilité car il y a une impatience. La pression, comme au Vélodrome, n'existe nulle part ailleurs en France" a t'il déclaré.
Ce contraste est au cœur du sujet. Marseille dispose bien du deuxième budget de Ligue 1, derrière le PSG, mais cela ne signifie pas que la direction peut agir librement sur le marché. La masse salariale reste lourde, héritée de plusieurs saisons de dérives, et oblige aujourd’hui les dirigeants à une vraie cure d’austérité. Et c'est justement à cause de ce manque de maitrise financière que l'UEFA et la DNCG ont décidé de sévir.
L'OM plombé par sa masse salariale
Dans les faits, le nouveau président Stéphane Richard a lancé une réduction massive des coûts. Les départs de Mason Greenwood, Hamed Junior Traoré, Pierre-Emerick Aubameyang ou Benjamin Pavard ont déjà permis d’alléger significativement la masse salariale, et d’autres sorties sont encore attendues. Nayef Aguerd, Geoffrey Kondogbia et Pierre-Emile Hojbjerg font partie des profils qui pourraient encore bouger.
Le message est clair : l’OM ne manque pas de budget global, mais de souplesse financière. Autrement dit, le club peut afficher une grande puissance théorique, tout en restant bloqué dans sa gestion quotidienne des salaires et des mouvements d’effectif.
Le poids du Vélodrome
Au delà de l'aspect purement financier, Pascal Dupraz a aussi insisté sur un autre facteur : la pression. À Marseille, la stabilité est rarement longue, les attentes sont immédiates et l’environnement laisse peu de place à l’erreur. Le Vélodrome, par son exigence et son intensité, reste un cas à part en France.
C’est précisément ce qui rend la situation marseillaise si particulière. Le club doit à la fois reconstruire financièrement, conserver un niveau compétitif élevé et répondre à une impatience permanente. Raison pour laquelle la mission reconstruction a été confiée à Grégory Lorenzi, un directeur sportif capable de construire un projet solide avec des bouts de ficelle.
Au final, le diagnostic de Dupraz n’est pas faux sur le fond : l’OM a de l’argent, mais surtout un énorme chantier à gérer. Et c’est peut-être là que se joue, en ce moment, la saison 2026-2027 du club phocéen.
C’est précisément ce qui rend la situation marseillaise si particulière. Le club doit à la fois reconstruire financièrement, conserver un niveau compétitif élevé et répondre à une impatience permanente. Raison pour laquelle la mission reconstruction a été confiée à Grégory Lorenzi, un directeur sportif capable de construire un projet solide avec des bouts de ficelle.
Au final, le diagnostic de Dupraz n’est pas faux sur le fond : l’OM a de l’argent, mais surtout un énorme chantier à gérer. Et c’est peut-être là que se joue, en ce moment, la saison 2026-2027 du club phocéen.