La sentence financière est connue : dans quelques semaines, l’OM devra aligner 18 M€ pour lever l’option d’achat de Facundo Medina, dans le cadre d’un deal global estimé à 22 M€ avec le RC Lens. Problème, le défenseur argentin n’a jamais retrouvé son niveau artésien, entre pépins physiques, manque de rythme et prestations trop souvent à la limite. Sur les réseaux, une partie des supporters parle déjà d’« erreur de casting » et d’un coup trop cher payé pour un joueur jugé « surcoté » ou « pas au niveau de Marseille ».
Medina, l’OM et le casse-tête du système
Ceux qui l’ont suivi à Lens le savent : Medina est un pur défenseur axe gauche dans une défense à trois, pas un pompier polyvalent capable de boucher tous les trous. C’est dans le 3-4-2-1 de Franck Haise, protégé par des monstres de volume comme Kévin Danso et Jonathan Gradit, qu’il a explosé, avec cette liberté de porter le ballon haut et d’agresser entre les lignes. À Marseille, utilisé dans une charnière à deux ou baladé côté gauche, ses limites dans la gestion de la profondeur et les courses dans son dos sautent aux yeux dès que le bloc se déséquilibre.
L’intéressé, lui, assume et ne se cache pas. Après la débâcle en Coupe de France contre Toulouse, il lâchait déjà : « J’assume… je suis l’un des responsables ! » Plus récemment, après la défaite à Monaco, il est apparu abattu : « Franchement, c’est dur de parler maintenant (…) Le club et les supporters ne méritent pas ça. On va continuer et on ne va rien lâcher, mais moi, je suis trop autocritique. » Un discours lucide, mais qui ne suffit pas à calmer la bronca quand les erreurs s’enchaînent.
Pour qu’il devienne un vrai taulier marseillais, plusieurs conditions semblent indispensables : une préparation complète, un corps enfin épargné, et surtout un coach prêt à installer un vrai 3-5-2 avec deux centraux capables de couvrir ses montées. En clair, Medina ne tirera pas le groupe vers le haut seul ; c’est un collectif structuré qui peut, lui, remettre l’Argentin à son meilleur niveau. Aux dirigeants marseillais de décider si ce pari à 18 M€ vaut encore le risque.
L’intéressé, lui, assume et ne se cache pas. Après la débâcle en Coupe de France contre Toulouse, il lâchait déjà : « J’assume… je suis l’un des responsables ! » Plus récemment, après la défaite à Monaco, il est apparu abattu : « Franchement, c’est dur de parler maintenant (…) Le club et les supporters ne méritent pas ça. On va continuer et on ne va rien lâcher, mais moi, je suis trop autocritique. » Un discours lucide, mais qui ne suffit pas à calmer la bronca quand les erreurs s’enchaînent.
Pour qu’il devienne un vrai taulier marseillais, plusieurs conditions semblent indispensables : une préparation complète, un corps enfin épargné, et surtout un coach prêt à installer un vrai 3-5-2 avec deux centraux capables de couvrir ses montées. En clair, Medina ne tirera pas le groupe vers le haut seul ; c’est un collectif structuré qui peut, lui, remettre l’Argentin à son meilleur niveau. Aux dirigeants marseillais de décider si ce pari à 18 M€ vaut encore le risque.






