Frank McCourt veut vendre l’OM pour 1,2 milliard d’euros. Un chiffre lunaire pour un club qui évolue dans une Ligue 1 en crise, et que certains observateurs n’hésitent plus à ramener sur terre. Sur RMC, dans l’After Foot, Daniel Riolo a relayé l’analyse du banquier David Gluzman, bien plus proche de la réalité du marché : autour de 500 à 600 millions d’euros, pas plus, pour un Olympique de Marseille pourtant central dans le paysage français.
La somme réclamée par McCourt fait sourire, voire grincer des dents. Le propriétaire américain a racheté l’OM pour environ 45 millions d’euros en 2016, et le voilà qui viserait une valorisation multipliée par plus de vingt, dans un championnat où les droits TV sont en lambeaux et où seuls quelques clubs survivent sans perfusion permanente. Riolo, fidèle à son style, ne parle pas de rêve mais presque d’arnaque intellectuelle : à 1,2 milliard, aucun investisseur sérieux ne viendrait se brûler les ailes sur la Canebière, d'autant plus pour un club qui ne possède même pas son stade.
Là où McCourt imagine Hollywood, Gluzman ramène tout le monde à Excel : multiples de chiffre d’affaires, attractivité réelle de la Ligue 1, perspectives de croissance limitées par l’écosystème français. D’après lui, viser entre 500 et 600 millions reste déjà un pari ambitieux, mais plus cohérent, loin des délires de milliard. Pour un repreneur, cela signifie injecter lourd dans un club populaire, passionné, mais enfermé dans un championnat qui peine à exister hors PSG.
Pour les supporters, l’équation est cruelle : plus le ticket d’entrée est irréaliste, plus la vente s’éloigne. McCourt peut bien jurer son amour à Marseille, tout en attendant le chèque d’un prince charmant qui ne viendra probablement jamais à ce prix-là. Pendant ce temps, l’OM navigue entre ambitions sportives et contraintes économiques, suspendu entre un propriétaire qui rêve de jackpot et un marché qui, lui, ne croit qu’aux chiffres. Si un jour l’OM se vend autour de 500 millions, il faudra presque organiser un jubilé pour célébrer la victoire de la raison sur la fiction.
La somme réclamée par McCourt fait sourire, voire grincer des dents. Le propriétaire américain a racheté l’OM pour environ 45 millions d’euros en 2016, et le voilà qui viserait une valorisation multipliée par plus de vingt, dans un championnat où les droits TV sont en lambeaux et où seuls quelques clubs survivent sans perfusion permanente. Riolo, fidèle à son style, ne parle pas de rêve mais presque d’arnaque intellectuelle : à 1,2 milliard, aucun investisseur sérieux ne viendrait se brûler les ailes sur la Canebière, d'autant plus pour un club qui ne possède même pas son stade.
Là où McCourt imagine Hollywood, Gluzman ramène tout le monde à Excel : multiples de chiffre d’affaires, attractivité réelle de la Ligue 1, perspectives de croissance limitées par l’écosystème français. D’après lui, viser entre 500 et 600 millions reste déjà un pari ambitieux, mais plus cohérent, loin des délires de milliard. Pour un repreneur, cela signifie injecter lourd dans un club populaire, passionné, mais enfermé dans un championnat qui peine à exister hors PSG.
Pour les supporters, l’équation est cruelle : plus le ticket d’entrée est irréaliste, plus la vente s’éloigne. McCourt peut bien jurer son amour à Marseille, tout en attendant le chèque d’un prince charmant qui ne viendra probablement jamais à ce prix-là. Pendant ce temps, l’OM navigue entre ambitions sportives et contraintes économiques, suspendu entre un propriétaire qui rêve de jackpot et un marché qui, lui, ne croit qu’aux chiffres. Si un jour l’OM se vend autour de 500 millions, il faudra presque organiser un jubilé pour célébrer la victoire de la raison sur la fiction.