Combien vaut une soirée ratée à Bruges ? Pour l’Olympique de Marseille et son président Pablo Longoria, cette élimination aux portes des barrages de Ligue des champions ne se résume pas à une humiliation sportive : elle pèse aussi plusieurs dizaines de millions d’euros sur le budget du club.
Sportivement d’abord, l’OM a laissé filer une occasion de faire taire ceux qui estiment que le club phocéen est incapable de peser sur la scène européenne. Largement battus 3-0 sur la pelouse du Club Bruges, les Marseillais ont vu s’envoler la 24e et dernière place qualificative pour les barrages, qu’ils tenaient encore virtuellement en début de soirée. Le scénario, qualifié de rocambolesque en raison du dénouement fou à Lisbonne et l'improbable but de Anatoliy Trubin, renforce le sentiment d’échec autour du trio Longoria–Benatia–De Zerbi, qui avait fait du retour durable en Ligue des champions un axe central du projet. Au-delà de l’image écornée, c’est toute la planification sportive - recrutement, prolongations, hiérarchie interne - qui devra être réajustée sans la perspective d’une phase à élimination directe.
Car la nouvelle formule de la C1 est un eldorado financier. Chaque club qualifié pour la phase de ligue empoche une prime fixe d’environ 18,62 M€, à laquelle s’ajoutent les bonus de performance (2,1 M€ par victoire, 700 000 € par nul) et les parts liées au coefficient et au « market pool ». L’OM avait déjà amassé près de 50 M€ sur cette campagne européenne, en combinant prime de participation, victoires et parts variables. Mais le vrai saut financier se situait justement au niveau des barrages et des huitièmes : 1 M€ supplémentaire pour une qualification en barrages, 4,29 M€ pour une élimination à ce stade, et 11 M€ pour une accession aux huitièmes de finale.
En échouant avant les barrages, Marseille renonce donc à un potentiel complément d’au moins 15 à 20 M€ en primes directes, sans même compter la billetterie d’un match à élimination directe au Vélodrome, les recettes dérivées et la valorisation individuelle de ses joueurs. Pour un club dont la Ligue des champions est vitale sur le plan financier, ce manque à gagner va forcément impacter le mercato d'été.
À Marseille, le vrai coup de sifflet final de cette campagne européenne retentira donc dans les bureaux de la direction, au moment de boucler un budget amputé de plusieurs dizaines de millions d’euros.
Sportivement d’abord, l’OM a laissé filer une occasion de faire taire ceux qui estiment que le club phocéen est incapable de peser sur la scène européenne. Largement battus 3-0 sur la pelouse du Club Bruges, les Marseillais ont vu s’envoler la 24e et dernière place qualificative pour les barrages, qu’ils tenaient encore virtuellement en début de soirée. Le scénario, qualifié de rocambolesque en raison du dénouement fou à Lisbonne et l'improbable but de Anatoliy Trubin, renforce le sentiment d’échec autour du trio Longoria–Benatia–De Zerbi, qui avait fait du retour durable en Ligue des champions un axe central du projet. Au-delà de l’image écornée, c’est toute la planification sportive - recrutement, prolongations, hiérarchie interne - qui devra être réajustée sans la perspective d’une phase à élimination directe.
Car la nouvelle formule de la C1 est un eldorado financier. Chaque club qualifié pour la phase de ligue empoche une prime fixe d’environ 18,62 M€, à laquelle s’ajoutent les bonus de performance (2,1 M€ par victoire, 700 000 € par nul) et les parts liées au coefficient et au « market pool ». L’OM avait déjà amassé près de 50 M€ sur cette campagne européenne, en combinant prime de participation, victoires et parts variables. Mais le vrai saut financier se situait justement au niveau des barrages et des huitièmes : 1 M€ supplémentaire pour une qualification en barrages, 4,29 M€ pour une élimination à ce stade, et 11 M€ pour une accession aux huitièmes de finale.
En échouant avant les barrages, Marseille renonce donc à un potentiel complément d’au moins 15 à 20 M€ en primes directes, sans même compter la billetterie d’un match à élimination directe au Vélodrome, les recettes dérivées et la valorisation individuelle de ses joueurs. Pour un club dont la Ligue des champions est vitale sur le plan financier, ce manque à gagner va forcément impacter le mercato d'été.
À Marseille, le vrai coup de sifflet final de cette campagne européenne retentira donc dans les bureaux de la direction, au moment de boucler un budget amputé de plusieurs dizaines de millions d’euros.






