Pour Robert Pirès, si l’OM veut vraiment réussir avec Habib Beye, il va falloir accepter une chose que le Vélodrome déteste profondément… le temps.
Un avertissement signé Pirès
Invité par La Provence à s'exprimer sur l'actualité brulante de l'Olympique de Marseille, Robert Pirès a refroidi l’enthousiasme autour du retour d’Habib Beye, nommé officiellement entraîneur de l’OM mi-février pour succéder à Roberto De Zerbi dans un contexte de crise sportive et psychologique. L’ancien Marseillais l’assure : « ce n’est pas un magicien » et il ne « résoudra pas tous les problèmes en un match », visant autant l’impatience chronique du club que celle d’un environnement où chaque contre‑performance devient un procès public.
En rappelant que « le temps est une denrée rare à Marseille », Pirès met le doigt sur le vrai enjeu du mandat Beye : moins la tactique que la mentalité d’un groupe qui vient de changer de coach après un passage agité de De Zerbi. Le choix Beye, poussé par le directeur sportif Medhi Benatia pour son leadership et sa connaissance de la maison olympienne, s’inscrit justement dans la volonté de « remobiliser un groupe » plus qu’un simple coup de com’ nostalgique.
En rappelant que « le temps est une denrée rare à Marseille », Pirès met le doigt sur le vrai enjeu du mandat Beye : moins la tactique que la mentalité d’un groupe qui vient de changer de coach après un passage agité de De Zerbi. Le choix Beye, poussé par le directeur sportif Medhi Benatia pour son leadership et sa connaissance de la maison olympienne, s’inscrit justement dans la volonté de « remobiliser un groupe » plus qu’un simple coup de com’ nostalgique.
L’exemple Arteta, modèle… ou mirage ?
Pour appuyer son propos, Pirès évoque le cas Mikel Arteta, longtemps contesté à Arsenal avant de devenir le visage du renouveau des Gunners. À Londres, le technicien espagnol a été maintenu malgré des débuts poussifs, soutenu fermement par son directeur sportif de l'époque Edu, puis par une direction convaincue qu’un projet se construit sur plusieurs saisons, pas sur trois mauvais résultats d’affilée.
Ce « pari long terme » a fini par installer Arsenal dans la course au titre et en prétendant régulier au sommet de la Premier League, validant rétrospectivement la patience du club envers Arteta. Reste la question qui fâche, posée par Pirès lui‑même : l’OM, club du court-circuit permanent, est-il capable d’offrir à Habib Beye ce même luxe de stabilité ?
Entre un Vélodrome volcanique, une direction sous pression et un calendrier qui n’attendra personne, le temps promis à Beye risque d’être compté. S’il parvient malgré tout à installer sa patte et à retaper les têtes, Marseille tiendra peut‑être enfin son Arteta… à condition de ne pas le congédier avant le premier chapitre.
Ce « pari long terme » a fini par installer Arsenal dans la course au titre et en prétendant régulier au sommet de la Premier League, validant rétrospectivement la patience du club envers Arteta. Reste la question qui fâche, posée par Pirès lui‑même : l’OM, club du court-circuit permanent, est-il capable d’offrir à Habib Beye ce même luxe de stabilité ?
Entre un Vélodrome volcanique, une direction sous pression et un calendrier qui n’attendra personne, le temps promis à Beye risque d’être compté. S’il parvient malgré tout à installer sa patte et à retaper les têtes, Marseille tiendra peut‑être enfin son Arteta… à condition de ne pas le congédier avant le premier chapitre.