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OM : odeur de soufre à Marseille, Roberto De Zerbi durcit le ton !


Lundi 2 Février 2026 16:10 - écrit par



Amir Murillo évincé

À l'Olympique de Marseille, les turbulences ne viennent plus seulement du terrain. Une semaine d'enfer - défaite humiliante face à Bruges (3-0) en Ligue des Champions, élimination de la C1, nul frustrant contre Paris FC - a ouvert une brèche. Et c'est précisément dans cette faille que Roberto De Zerbi a décidé d'enfoncer le clou, non pas avec un discours de vestiaire, mais face aux projecteurs, en conférence de presse.

La cible : Amir Murillo, latéral droit panaméen de 29 ans, symbole malheureux d'une défense qui s'effondre sur les fins de match. Nous l'apprendrons plus tard via une publication Instagram cryptique du joueur lui-même : « Quand il n'y a pas d'issue, il reste qui tu es », un message presque shakespearien qui sonnait comme un prélude à un divorce.

De Zerbi veut des joueurs qui ont faim

Le diagnostic de De Zerbi est clair, impitoyable : « je vous explique clairement, les choses sortent, même les fausses. Je pense que tout le monde voit les buts qu'on se prend sur des touches, qu'on se prend en fin de match ». L'entraîneur italien ne parle pas d'erreurs tactiques, mais de manque d'engagement ; la fameuse « faim » qui manquerait à Murillo. Une accusation qui pourrait sembler banale, mais qui, prononcée publiquement après une semaine catastrophique, prend la saveur d'un ultimatum.

Le timing est dévastateur. Avec le mercato hivernal qui fermera ses portes dans quelques heures, placer un joueur en équipe réserve avec une invitation explicite à trouver une porte de sortie revient à le signaler comme indésirable juste au moment où les options s'amenuisent. 

De Zerbi serre la vis

Murillo, arrivé d'Anderlecht à l'été 2023 pour renforcer une défense fragile, semblait avoir trouvé ses marques. Mais sous le système à trois axiaux de De Zerbi, sa polyvalence qui devait être sa force, s'est transformée en vulnérabilité. Critiqué pour ses erreurs défensives répétitives et son manque de concentration en fin de match, le Panaméen devient le visage visible d'une équipe qui fait preuve d'une fébrilité déconcertante.

De Zerbi qui était à deux doigts de jeter l'éponge, a décidé de ne plus rien laisser passer, quitte à se mettre à dos certains joueurs. Le cas Murillo n'est que la face immergée de l'iceberg. La cocote minute est en train de monter en pression, et une défaite face au Stade Rennais en Coupe de France, ce mercredi, pourrait tout faire exploser.



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