PSG : Nasser al-Khelaïfi plombé par Mbappé, un taulier de Luis Enrique en fait les frais


Mercredi 21 Janvier 2026 07:55 - écrit par



En pleine négociation contractuelle avec son Ballon d'Or 2025, le Paris Saint-Germain affiche une ligne claire. Juste avant la défaite face au Sporting CP ce mardi 20 janvier, Nasser Al-Khelaïfi a pris la parole au micro de Canal+ pour clarifier la position du club dans le dossier Ousmane Dembélé. Une intervention qui ressemble davantage à un ultimatum qu'à une simple mise au point.

« On a un salary cap comme tout le monde le sait. L'équipe et le club sont les plus importants », a déclaré le président parisien. Des mots mesurés mais fermes, destinés autant au joueur qu'à son entourage, qui réclamerait près du double de l'offre formulée par la direction.

Une doctrine salariale post-Mbappé assumée par al-Khelaïfi

Cette prise de position s'inscrit dans la révolution économique amorcée par le PSG depuis les départs de Lionel Messi, Neymar et Kylian Mbappé. Terminée l'époque des rémunérations astronomiques qui propulsaient la masse salariale parisienne au-delà des 700 millions d'euros, record mondial toutes disciplines confondues. Désormais stabilisée entre 600 et 650 millions d'euros pour la saison 2025-2026, la grille salariale du champion d'Europe privilégie les variables de performance aux salaires fixes mirobolants.

Cette nouvelle orthodoxie financière avait déjà provoqué le départ de Gianluigi Donnarumma vers Manchester City l'été dernier, le gardien italien refusant les conditions proposées. Le message envoyé par Al-Khelaïfi est donc univoque : aucun joueur, pas même un Ballon d'Or, ne bénéficiera d'un traitement d'exception susceptible de déstabiliser l'architecture salariale du club.

« Ousmane est une légende du club. J'adore Ousmane comme joueur et comme personne. Les gens ne le connaissent sans doute pas mais c'est une magnifique personne », a toutefois nuancé le président qatari. Une louange sincère qui n'entame en rien la fermeté du propos : le statut individuel ne primera jamais sur le collectif dans le nouveau PSG version post-2023.

Un bras de fer aux enjeux multiples

Auteur d'une saison 2024-2025 historique avec 35 buts et 16 passes décisives en 53 matches, puis d'un doublé spectaculaire contre Lille le 16 janvier dernier dont un lob qualifié de « but de Playstation » par Luis Enrique, Dembélé se trouve dans une position de force sportive. Sacré meilleur joueur du monde en septembre 2025 avec 1 380 points devant Lamine Yamal, l'ancien Barcelonais estime légitimement que sa rémunération doit refléter ce nouveau statut planétaire.

Mais le timing de cette négociation intervient dans un contexte sportif plus délicat pour le PSG. Défaite frustrante à Lisbonne face au Sporting (2-1) le 20 janvier, élimination précoce en Coupe de France contre le Paris FC, deuxième place en Ligue 1 derrière Lens : le champion d'Europe traverse une phase de turbulences qui renforce la détermination de sa direction à maintenir la discipline financière. Céder aux exigences de Dembélé pourrait créer un précédent dangereux pour les futures négociations avec Bradley Barcola ou encore Achraf Hakimi.

Lié au club jusqu'en juin 2028, Dembélé dispose encore de temps pour négocier. Mais l'équation reste complexe : accepter un compromis ou risquer un départ libre dans deux ans et demi. Espérons juste pour le PSG que les négociations ne viennent pas polluer l'esprit de Dembélé.