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RC Lens : Sébastien Pocognoli successeur de Pierre Sage ? Un problème majeur se profile


Mardi 2 Juin 2026 11:51 - écrit par



À Lens, tout le monde le sent : le dossier Pierre Sage est clairement en train de tourner au vinaigre. Selon la BBC, l’entraîneur artésien va prochainement rencontrer les dirigeants de Crystal Palace, qui en ont fait leur priorité pour reprendre le banc du club londonien. De quoi placer le RC Lens dans une situation délicate alors que les Artésiens sortent d'une saison historique.

Les Anglais auraient déjà prévu de contacter rapidement la direction lensoise, alors que le club souhaite d’abord clarifier la position de son coach, encore lié jusqu’en 2028. Les signaux envoyés par Sage, qui souffle le chaud et le froid depuis plusieurs semaines sur son avenir, nourrissent l’idée d’un départ possible vers l’Angleterre. En coulisses, on anticipe donc tous les scénarios, y compris celui de devoir remplacer l’entraîneur de l’année en Ligue 1.

Dans ce contexte, un nom commence tout doucement à faire écho jusqu'à Bollaert : Sébastien Pocognoli. Viré de l’AS Monaco après une fin de saison ratée, le Belge intrigue autant qu’il divise, mais son profil colle à plusieurs critères lensois, notamment sur le plan tactique et de la mentalité.

Pocognoli, un 3-4-1-2 qui colle à Lens

Sur le papier, l’idée Pocognoli à Lens n’a rien de farfelu. Son passage à Monaco s’est mal terminé, mais il ne faut pas oublier la série très solide de février à début avril, avec une grosse dynamique et surtout une remontada marquante à Bollaert, ponctuée par des succès de prestige contre le PSG, Lyon et Marseille. Preuve que son projet de jeu peut fonctionner en Ligue 1.

Avant cela, son travail à l’Union Saint-Gilloise a marqué les esprits : il y a décroché un titre dès sa première saison sur le banc, en installant un 3-4-1-2 agressif, intense, basé sur un pressing haut et des transitions rapides. À Monaco, il a tenté de ne pas renier ses principes, mais n'a clairement pas été mis dans les meilleurs conditions. Entres les nombreux blessés, l'obligation de bricoler, et certains joueurs peu réceptifs, il était difficile pour lui d'installer sa philosophie de jeu.

Son système à trois centraux, pistons très hauts et numéro 10 libre entre les lignes rappelle par séquences le Lens version Franck Haise et même Pierre Sage, ce qui faciliterait la transition pour un effectif déjà habitué à ces repères. Ajoutez à cela une vraie connaissance de l’atmosphère de Bollaert, qu’il a récemment saluée en parlant d’« une belle uniformité entre Lens et l’Union Saint-Gilloise », et vous obtenez un profil capable de s’inscrire rapidement dans l’ADN du club.

Salaire, BEPF : la vraie bombe à retardement

Là où le dossier se complique brutalement, c’est sur le plan réglementaire et financier. À Monaco, Pocognoli percevait environ 150 000 euros nets par mois, un salaire de haut de tableau en Ligue 1. On peut imaginer qu’il serait prêt à faire un effort pour un projet sportif solide, mais le vrai problème est ailleurs : le technicien belge ne dispose pas du BEPF, le diplôme obligatoire pour entraîner officiellement en L1.

Résultat : chaque match de championnat ou de Coupe de France dirigé par un coach sans diplôme coûte 25 000 euros d’amende au club. L’AS Monaco a dû aligner cette saison 750 000€ en guise de pénalités financières. En projetant ce scénario sur une saison complète à Lens, la facture atteindrait les 850 000 euros, et frôlerait même le million avec la Coupe de France.

Si l’on ajoute un salaire proche de celui de Pierre Sage et cette amende quasi systématique, le coût global du poste pourrait s’envoler au-delà des deux millions d’euros sur un exercice, ce qui n’est pas un détail pour un club comme le RCL. 

Justin Favre
Journaliste sportif expert du football français avec plus de 10 ans d'expérience sur le terrain.... En savoir plus sur cet auteur


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