RC Lens : Thauvin prévient après le récital contre Toulouse, « tout ça aura servi à rien » sans titre


Mercredi 22 Avril 2026 08:45 - écrit par



Porté par un Bollaert en fusion, le RC Lens s’est offert une demi-finale de rêve contre Toulouse (4-1) et une première finale de Coupe de France depuis 1998… mais pour Florian Thauvin, ce parcours ne vaudra rien sans trophée au Stade de France.

Le RC Lens vient d’exploser sa malédiction contre le TFC en Coupe de France, et de valider une qualification pour une quatrième finale de l’épreuve, après 1948, 1975 et 1998, toutes perdues. Menés par un Bollaert-Delelis incandescent, les hommes de Pierre Sage ont rapidement plié l’affaire : penalty de Florian Thauvin à la 9e minute, bijou d’Allan Saint-Maximin dix minutes plus tard, puis reprise de Matthieu Udol avant la pause pour remettre Lens à +2 après la réduction d’Hidalgo. Adrien Thomasson a terminé le travail au cœur d’une seconde période largement maîtrisée pour sceller un 4-1 sans appel.

Saison déjà réussie ? Sur le papier, oui : dauphin du PSG en Ligue 1, et maintenant finaliste d’une Coupe de France que le club n’a encore jamais soulevée, 120 ans après sa création. Mais dans le couloir, au micro de beIN Sports, Florian Thauvin a refroidi toute idée d’autosatisfaction : « Il faudra aller la chercher la finale, car si on ne pas au bout, tout ça n'aura servi à rien ! »

Coupe de France, 120 ans du club : Lens n’a plus le droit de laisser passer

Dans un Bollaert-Delelis en feu, Lens a donné l’impression de jouer avec un supplément d’âme, poussé par un public qui attend cette revanche sur l’histoire depuis la finale perdue face au PSG en 1998. Vingt-huit ans plus tard, les Sang et Or tiennent enfin l’occasion d’inscrire, pour la première fois, leur nom au palmarès de la Coupe de France.

La dynamique est là : 16 buts marqués par Lens dans la compétition, une attaque en feu et un collectif qui ne doute plus, même quand l’adversaire réduit le score. Le futur adversaire au Stade de France - Strasbourg ou Nice - est prévenu : ce Lens-là joue pour un titre, pas pour une jolie histoire.

En une phrase, Thauvin a posé le décor : oui, cette saison est belle, mais sans un trophée brandi sous le ciel de Saint-Denis, elle laisserait un goût d’inachevé à tout un peuple lensois.