RC Lens : la folle remontada à Brest n’efface pas le malaise, Thauvin et Saint‑Maximin ont sorti la sulfateuse !


Samedi 25 Avril 2026 08:23 - écrit par



Mené 3‑0 à la pause à Brest avant d’arracher un nul insensé (3‑3), le RC Lens a sauvé les meubles mais laissé éclater une colère froide : Thauvin résigné pour le titre, Saint-Maximin enragé par le scénario, Sage meurtri qui parle de "trahison".

Le 3-3 à Brest restera comme un tournant émotionnel de la saison lensoise. Menés 3‑0 à la mi‑temps alors qu’ils jouaient clairement le titre, les Sang et Or ont frôlé la catastrophe avant de se réveiller et d’arracher un nul dans le temps additionnel grâce à Allan Saint-Maximin. Une réaction folle… mais qui ne trompe personne dans le vestiaire, où le discours est tout sauf triomphal.

Allan Saint‑Maximin refuse l’euphorie et pointe l'attitude de certains coéquipiers

Buteur à la 90+4e minute, Allan Saint‑Maximin aurait pu savourer son rôle de héros du soir. Au contraire, l’ailier a surtout vidé son sac, en assumant un discours très dur sur la prestation collective et la situation sportive du RCL. Ses propos tournent autour d’une idée forte : « On se met dans une situation compliquée et ce n’est pas normal », lâche-t-il, en référence à ce 3‑0 concédé à la pause alors que Lens dominait globalement le jeu et visait encore le titre.

ASM insiste aussi sur le fait que cette remontada ne doit surtout pas devenir un arbre qui cache la forêt. Il parle d’un match « fou », mais au goût très amer compte tenu de l’enjeu au classement et de la perte de deux points dans la course au sommet. Sur Ligue1+, il va plus loin : « On a perdu collectivement. Ce n’est pas suffisant de s’en sortir avec un match nul (…) ce n’est pas suffisant face à une équipe qui n’avait plus rien à jouer. » Pour un joueur arrivé cet hiver, le signal envoyé au vestiaire est clair : la culture d’exigence doit être totale.

Thauvin enterre le titre, Sage parle de "pacte rompu"

Entré après la pause, Florian Thauvin a relancé la machine lensoise en profitant d’une énorme erreur de relance de Coulibaly pour inscrire le but du 3-1 d’une frappe croisée du gauche à l’heure de jeu. Mais au micro de Ligue 1+, le champion du monde n’a pas voulu enjoliver ce point pris. Il a assumé un discours résigné sur la course au titre, estimant que Lens avait « raté une occasion » et que, face à un PSG qui ne lâche rien, ce nul ressemblait probablement à une occasion manquée définitive. Certains parlent même de « sujet clos » concernant ses espoirs de titre, tant son ton semblait fataliste malgré la révolte de la seconde période.

Le plus sec reste pourtant Pierre Sage. À l’issue de la rencontre, l’entraîneur lensois ne s’est pas caché derrière la fatigue d’un groupe qui jouait 72 heures après sa demi-finale de Coupe de France. Il reconnaît s’être « trompé » dans sa composition de départ en ayant trop fait tourner, laissant Thauvin, Saint-Maximin ou encore Edouard sur le banc au coup d’envoi. Mais il envoie aussi un message très fort à certains titulaires, parlant d’un sentiment de « trahison » et d’un « pacte rompu », regrettant de ne pas avoir été respecté.

Dans son analyse, Sage cible notamment le manque d’agressivité sur le côté droit et une première période « bafouée » par plusieurs joueurs, tout en rappelant un principe simple : le temps de jeu « ne se donne pas, il se gagne ». Avec ce nul qui laisse Lens à trois points du PSG en tête, l’épisode fait figure d’avertissement majeur dans ce sprint final pour sécuriser la Ligue des champions… et éviter que cette soirée de Brest ne marque le début d’une vraie fracture interne.

En tout cas une chose est sûre, ça a chauffé dans le vestiaire lensois, et on peut être certains qu'on ne reverra plus certains joueurs d'ici la fin de saison : on pense notamment à Wesley Saïd, Florian Sotoca ou encore Arthur Masuaku dont l'expulsion face au RC Strasbourg alors qu'il était sur le banc, avait déjà irrité Pierre Sage. Ruben Aguilar ? Bien qu'il ait été sorti à la mi-temps, il est nécessaire de prendre en compte qu'il revenait tout juste à la compétition.