RC Lens : le recrutement du siècle pour le prix d’un seul Igor Paixao à Marseille


Mercredi 22 Avril 2026 09:50 - écrit par



Il y a des mercatos qui font dépenser des fortunes, et d’autres qui changent un club. À Lens, on est clairement dans la deuxième catégorie. Face au TFC, en demi-finale de Coupe de France, Pierre Sage a aligné un onze avec… huit recrues (Robin Risser, Saud Abdulhamid, Samson Baidoo, Mathieu Udol, Mamadou Sangaré, Florian Thauvin, Allan Saint-Maximin, Odsonne Edouard). Huit joueurs arrivés cette saison, pour une addition totale estimée à 32 M€ environ. Résultat : une victoire nette, un ticket pour le Stade de France et un débat lancé en plateau télé.

Sur le plateau de L’Équipe du Soir, Régis Testelin n’a pas hésité à lâcher : « Lens a fait le recrutement du siècle. Tous les joueurs sont performants. C'est du jamais vu. » Un avis qui prend encore plus de poids quand on met les chiffres en face : ces huit recrues pèsent le même coût global (en indemnité transfert) que… le seul transfert d’Igor Paixão à l’Olympique de Marseille, estimé autour de 30-32 M€.

Un RC Lens ultra efficace sur le mercato, quand l’OM flambe pour un seul joueur

En Ligue 1, le RC Lens n’est pourtant pas le club le plus riche, et encore moins celui qui dépense le plus chaque été. Mais sportivement, le retour sur investissement est dingue : un effectif quasiment remodelé, et une prise de valeur hallucinante pour des joueurs comme Mamadou Sangaré, Robin Risser et Samson Baiddo, qui ont vu leur cote exploser sur le marché des transerts.

À Marseille, le choix a été différent : accepter de flamber sur un profil offensif présenté comme un futur leader, Igor Paixão, pour un montant qui équivaut à tout le mercato lensois version finale de Coupe. Si le Brésilien explose, personne ne parlera du prix. Mais face au TFC, l’instantané est cruel : avec le même budget, Lens a bâti une équipe complète, compétitive, et va décrocher une place sur le podium et jouer une finale de Coupe de France.

On comprend mieux pourquoi, sur les plateaux comme dans les tribunes, on parle de « recrutement du siècle » à La Gaillette.