Leca lâche la piste Pantaloni pour le gros coup Toppmöller
À Lens, tout le monde voyait déjà Olivier Pantaloni débarquer avec Yannick Cahuzac pour succéder à Pierre Sage. Et finalement, Jean-Louis Leca pourrait prendre tout le monde à contrepied avec un profil bien plus européen : Dino Toppmöller, 45 ans, libre depuis son éviction de l’Eintracht Francfort en janvier.
Selon les informations de L’Équipe, l’Allemand au CV déjà solide est « tout proche de trouver un accord » avec le RC Lens, après des négociations menées en toute discrétion ces derniers jours. Une vraie accélération, alors que la piste Pantaloni restait encore récemment la plus chaude pour le banc lensois.
Surtout, Toppmöller est loin d'être un inconnu dans le milieu du football européen. Ancien adjoint de Julian Nagelsmann au RB Leipzig puis au Bayern Munich, il a ensuite pris seul les rênes de l’Eintracht avec une troisième place en Bundesliga lors de la saison 2024-2025 pour sa deuxième saison à la tête d’une équipe première au plus haut niveau.
Un salaire revu à la baisse pour dire oui au RC Lens
Là où le dossier devient encore plus impressionnant pour les Sang et Or, c’est sur le plan financier. À Francfort, Dino Toppmöller émargeait à environ 250 000 euros brut par mois avant son limogeage hivernal, un niveau très au‑dessus de ce que Lens propose traditionnellement à son entraîneur.
Le club artésien se situe plutôt entre 100 000 et 150 000 euros mensuels pour son coach principal, ce qui signifie que l’Allemand devrait accepter de revoir nettement ses prétentions à la baisse pour venir s’asseoir sur le banc de Bollaert. Un signal fort sur son envie de se relancer dans un projet compétitif, dans un stade brûlant et une Ligue 1 redevenue très exposée en Europe.
Preuve de son crédit sur le marché, Dino Toppmöller figurait aussi parmi les profils suivis par Crystal Palace suite au départ d’Oliver Glasner, lui-même ancien coach de l’Eintracht. Les Eagles ont finalement opté pour un certain Pierre Sage. Toujours est-il que si l’affaire se confirme avec Lens, ce serait donc un vrai coup de force des lensois sur un marché des entraîneurs.
Un 4-2-3-1 hybride… mais compatible avec le 3-4-2-1 lensois
Sur le terrain, les dirigeants lensois ne vont pas chercher un révolutionnaire, mais un entraîneur capable de sublimer un effectif taillé pour l’intensité et les transitions. À Francfort, Toppmöller a alterné entre un 4‑2‑3‑1 et un 3‑4‑2‑1 modulable, avec une construction très axiale pour attirer le bloc avant de libérer les ailes.
Ce goût pour les systèmes hybrides colle plutôt bien à l’ADN récent du RC Lens, habitué à briller en 3‑4‑2‑1 avec des pistons très hauts et des milieux agressifs entre les lignes. L’Allemand n’est pas réputé pour être dogmatique : il ajuste ses structures en fonction du profil de ses joueurs, tout en gardant une exigence forte sur le pressing et les distances entre les lignes.
Entre l’aura d’un technicien passé par le Bayern, une troisième place de Bundesliga déjà au CV et un effort salarial consenti pour rejoindre l’Artois, Dino Toppmöller ressemble au profil parfait pour succéder à Pierre Sage. Si Leca parvient à boucler ce deal, Lens enverra un message puissant : malgré les aléas, le RC Lens ne subit pas mais agit.