Stade Brestois : Entre Eric Roy et Gregory Lorenzi, la tension monte d’un cran


Samedi 14 Mars 2026 15:30 - écrit par

À Brest, les coulisses du mercato s'invitent sur la place publique. Gregory Lorenzi, directeur sportif du Stade Brestois, a recadré Eric Roy après les critiques de l'entraîneur sur la gestion du recrutement. Entre refus du bouc émissaire et rappel à la réalité économique, la tension couve chez les Ty-Zefs.



Lorenzi recadre Roy sur le mercato de Brest

À Brest, le mercato n'est pas qu'une affaire de signatures, c'est une question de survie et d'identité. Quand Eric Roy, l’architecte du renouveau brestois, a pointé du doigt un effectif bouclé trop tardivement, la réaction en interne a été aussi prompte que tranchante. Gregory Lorenzi, garant du projet sportif et financier du club, n’a pas laissé passer l'opportunité de mettre les points sur les « i ». Pour le directeur sportif, il est hors de question que les difficultés sportives du début de saison soient mises sur le compte d'un calendrier de transferts contraint.

La réponse du dirigeant brestois, glissée dans les colonnes de L’Équipe, est un modèle du genre : calme, méthodique, mais fermement ancrée dans la réalité budgétaire du club. Lorenzi ne s'en cache pas : Brest n'est pas un cador européen. Le SB29 doit jongler avec ses moyens limités. « Les entraîneurs te disent toujours qu’avec plus de joueurs, ils auraient de meilleurs résultats : ce n’est pas vrai », lâche-t-il, envoyant valser les excuses classiques de vestiaire. Pour lui, le problème n’est pas le nombre de recrues, mais l’optimisation du groupe actuel.

Derrière les « buts gags », la fin des excuses au SB29

Le constat est implacable. Si la machine a mis du temps à se mettre en route, la faute ne revient pas au timing du mercato estival, mais aux erreurs individuelles criantes. Lorenzi pointe du doigt ces « buts gags » qui ont pollué le début de saison brestois, des séquences dignes des bêtisiers télévisés qui ont coûté cher au classement. En rappelant que le mercato ne fait pas « rater des contrôles ou des relances simples », le DS déplace le curseur de la responsabilité : le terrain doit primer sur les complaintes administratives.

Pour donner du poids à son argumentaire, Lorenzi n'hésite pas à piquer son entraîneur en citant l'exemple angevin. Alexandre Dujeux, confronté à des réalités similaires, a su rester hermétique aux plaintes sur le timing des arrivées. C’est une leçon de communication publique que le dirigeant brestois impose à son technicien. Derrière cette mise au point, c'est tout l'équilibre du club qui est en jeu. Si la « synergie » entre la direction et le staff reste affichée, ce recadrage public pose un jalon : à Brest, le projet est plus fort que les hommes. 

Espérons que ces piques par médias interposés ne viennent pas polluer l'ambiance au Stade Brestois.