Stade Brestois : entre Éric Roy et Grégory Lorenzi, le malaise grandit en coulisses


Samedi 4 Avril 2026 13:40 - écrit par

À Brest, les mots ont commencé à claquer plus fort que les buts, et le duo qui portait le projet fait désormais naître une vraie question : jusqu’où cette relation peut-elle tenir sans tout faire basculer ?



Éric Roy n’a jamais vraiment mâché ses mots sur le mercato brestois, et cette saison, ses critiques répétées sur un recrutement jugé trop tardif ont clairement fissuré le vernis de l’union sacrée avec Grégory Lorenzi. Dans L’Équipe, le directeur sportif a répondu sans détour, expliquant qu’il ne partageait pas du tout l’analyse de son entraîneur sur l’impact du marché des transferts. Pour Lorenzi, « les entraîneurs te disent toujours qu’avec plus de joueurs, ils auraient de meilleurs résultats. Ce n’est pas vrai. Si tu te concentres déjà sur ceux que tu as, peut-être que tu t’éparpilleras moins ».

Plus qu’un simple désaccord technique, ce recadrage public vient percuter un contexte déjà chargé autour de l’avenir de Roy, longtemps resté flou au moment de discuter prolongation. Le coach avait entretenu le suspense sur sa volonté de rester, avant de finalement rempiler jusqu’en 2027 après un feuilleton qui a agacé en interne. De son côté, Lorenzi rappelait récemment qu’il avait pris un « pari » en misant sur Roy quand « tout le monde critiquait ce choix », assumant avoir « une cible sur la tête » à l’époque.

Un duo Roy-Lorenzi sous pression malgré les exploits du SB29

Le paradoxe est total : sportivement, Brest vit les plus belles années de son histoire, avec une troisième place en Ligue 1 puis une campagne remarquée en Ligue des champions, le tout sous la houlette de Roy et avec Lorenzi à la manœuvre sur le mercato, même si le SB29 est rentré dans le rang lors des deux dernières saisons sans pour autant être en danger. Mais derrière l’image d’un club modèle, les signes de tension se multiplient, jusqu’à ce que L’Équipe estime désormais que la relation entre les deux hommes n’est « plus gage de cohabitation jusqu’à l’année prochaine ».

En conférence de presse comme dans les colonnes des médias nationaux, les messages semblent aujourd’hui s’adresser autant à l’autre qu’au grand public : Roy qui rappelle les contraintes d’un effectif complété trop tard, Lorenzi qui renvoie aux « buts gags » et aux erreurs individuelles plutôt qu’au calendrier des transferts. Pour les supporters, habitués à voir ce duo tirer Brest vers le haut, une question commence à s’imposer : le SB29 peut-il continuer à grandir avec un entraîneur et un directeur sportif qui n’affichent plus la même lecture du projet ?

Cette grosse interrogation pourrait rapidement obtenir une réponse, puisque Grégory Lorenzi pourrait quitter Brest à l'issue de la saison, lui est qui convoité par l'OGC Nice.