Stade Rennais : Franck Haise tient déjà son chef d'orchestre

Entre passes décisives et coups de pied arrêtés léchés, Szymanski s’installe déjà comme le maître à jouer d’un SRFC version Franck Haise


Lundi 23 Février 2026 08:40 - écrit par



Sebastian Szymanski n’a eu besoin que de quelques matches pour faire comprendre à Rennes, et à la Ligue 1, que sa patte gauche n’était pas venue en touriste. Deux passes décisives sur les deux derniers matches, une ouverture de quarterback pour Lepaul à Auxerre et un volume de jeu bluffant : Szymanski s’impose déjà comme le nouveau métronome rennais.

Arrivé cet hiver en provenance de Fenerbahçe, où il était en difficulté lors de la première partie de saison (il avait brillé lors de l'exercice 2023-2024 avec 13 buts et 19 passes décisives), le milieu offensif polonais débarquait avec la réputation d’un créateur capable de faire basculer un match à lui seul. Sous le maillot rennais, il a déjà distribué deux passes décisives sur ses deux dernières sorties, dont cette ouverture longue fantastique pour Estéban Lepaul à Auxerre, décrite comme une « merveille de quarterback » par SoFoot lors de la première victorieuse de Franck Haise à la tête du SRFC.

Au-delà des stats brutes, ses 263 premières minutes en Rouge et Noir ont mis en lumière un joueur qui multiplie les courses, vient offrir des solutions entre les lignes et se rend disponible sur chaque transition. Sur coups de pied arrêtés, son pied gauche a déjà changé la hiérarchie rennaise : corners sortants millimétrés, coups francs déposés dans la bonne zone, chaque ballon arrêté devient une opportunité sérieuse.

Déjà un cadre pour Haise ?

Dans un collectif que Franck Haise veut intense, vertical et techniquement propre, Szymanski coche toutes les cases du futur homme de base : endurance, sens du jeu et capacité à bonifier les appels de ses partenaires, des côtés comme dans l’axe. Les doutes liés à son adaptation à la Ligue 1 s’estompent donc logiquement, même si la question de la régularité sur une saison entière reste en suspens.

Reste à voir comment le technicien normand construira son système autour de lui : numéro 10 libre, faux ailier intérieur ou relayeur très haut, les options ne manquent pas. Une chose est sûre, si le pied gauche de Szymanski continue de chauffer ainsi, Google aura bientôt autant de requêtes « composition Rennes » que « comment on dit chef d’orchestre en polonais ? ».