Le Stade Rennais obligé de composer avec un mauvais payeur six mois après le départ de Kazeem Olaigbe vers la Turquie ? Selon L'Équipe, le club breton attend toujours le premier versement de 1,7 million d'euros sur les 5 millions convenus pour le transfert de l'ailier belge, bouclé l'été dernier avec Trabzonspor. Malgré plusieurs relances de la direction rennaise, les responsables turcs restent muets, plongeant le SRFC dans une attente frustrante et préoccupante.
Un transfert à 5 millions d'euros de Olaigbe en plusieurs échéances
Le départ de Kazeem Olaigbe du Stade Rennais vers Trabzonspor a été officialisé début août 2025, seulement six mois après son arrivée en provenance du Cercle Bruges pour 5,5 millions d'euros. Le joueur de 23 ans, peu utilisé la saison dernière par Habib Beye en raison d'une attitude jugée peu professionnelle, n'aura disputé que dix matchs sous les couleurs rennaises. Autant dire que le SRFC n'a pas tergiversé au moment d'accepter l'offre de Trabzonspor au prix d'achat.
L'opération avec le club turc portait sur un montant total de 5 millions d'euros, répartis en plusieurs versements. La première tranche, d'un montant de 1,7 million, devait déjà être virée sur les comptes bretons, laissant craindre des difficultés financières pour l'actuel troisième de Süper Lig.
L'opération avec le club turc portait sur un montant total de 5 millions d'euros, répartis en plusieurs versements. La première tranche, d'un montant de 1,7 million, devait déjà être virée sur les comptes bretons, laissant craindre des difficultés financières pour l'actuel troisième de Süper Lig.
Quand les clubs turcs accumulent les retards de paiement
Ce problème d'impayés ne surprend guère. Le championnat de Süper Lig traîne une réputation sulfureuse en matière de gestion financière. Trabzonspor fait d'ailleurs partie des quatre grands clubs turcs avec Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas, qui concentraient une grande partie d'une dette collective estimée à 1,7 milliard d'euros en 2023 (elle était à 2.5 milliards en 2019). En 2020, Trabzonspor a même été suspendu un an de compétitions européennes par l'UEFA pour non-respect du fair-play financier. Pire, le non paiement de salaires entraînent régulièrement des ruptures de contrat.
Face à ce mutisme prolongé, le Stade Rennais se trouve dans une position délicate. Le club a multiplié les relances auprès de son homologue turc, sans obtenir la moindre réponse concrète ni calendrier de régularisation. Heureusement que le SRFC a déjà acté pour plus de 100 millions d'euros de ventes pour combler l'énorme déficit qui se profilait en fin de saison.
Face à ce mutisme prolongé, le Stade Rennais se trouve dans une position délicate. Le club a multiplié les relances auprès de son homologue turc, sans obtenir la moindre réponse concrète ni calendrier de régularisation. Heureusement que le SRFC a déjà acté pour plus de 100 millions d'euros de ventes pour combler l'énorme déficit qui se profilait en fin de saison.