L’Angleterre est passée à deux doigts d’une nouvelle finale mondiale avant de s’écrouler face à l’Argentine (1-2) malgré l’ouverture du score. Menés jusqu’à la 85e minute, les Argentins ont renversé les Three Lions grâce à Enzo Fernandez puis Lautaro Martinez, au terme d’un match où le plan anglais a d’abord tenu, avant de se déliter sous les choix de Thomas Tuchel.
Le sélectionneur avait déjà fait parler avec des décisions fortes avant le tournoi, laissant à la maison des profils offensifs comme Phil Foden ou Cole Palmer, au nom d’un projet collectif plus structuré et d’équilibres assumés. Jusqu’ici, le fil tenait. Mais contre l’Argentine de Lionel Messi, la bascule tactique de Tuchel a tourné au naufrage.
Changement de plan, peur transmise et mea culpa de Tuchel
À 1-0 et au cœur de la seconde période, Tuchel a clairement choisi de reculer son bloc, multipliant les remplacements à vocation défensive pour verrouiller le score plutôt que pour continuer à jouer les transitions, alors que l’Argentine laissait logiquement davantage d’espaces.
En zone mixte, le technicien allemand n’a pas fui ses responsabilités : « La responsabilité incombe à l'entraîneur, pas besoin de faire des détours à ce niveau là. On n'a pas réussi à sortir avec le ballon, on voulait défendre plus bas et contrôler, mais on a perdu la confiance et la structure. » Tuchel a aussi reconnu que ses nombreux ajustements en cours de match n’avaient pas aidé ses joueurs à garder leurs repères, dans une équipe déjà fragilisée par un manque de continuité dans les choix depuis le début de la compétition.
Au final, l’Angleterre termine son Mondial avec une sensation de gâchis immense : un Messi génial, une Argentine héroïque, mais surtout un coaching de Thomas Tuchel qui restera comme l’un des plus contestés à ce niveau, jusque dans le choix de terminer avec un profil de stoppeur géant comme Dan Burn, symbole d’une peur transmise à tout le groupe.