Relégué sportivement en Ligue 3 après une saison cauchemar conclue à la dernière place de Ligue 2, Amiens SC a encore dû réduire la voilure en se séparant de plusieurs cadres notamment. Dans ce contexte, le club picard a acté la fin de l’aventure avec Paul Bernardoni, un an seulement après son arrivée depuis Yverdon Sport, où il s’était relancé après son épisode traumatisant à Konyaspor en Turquie.
Libre, le gardien de 29 ans a choisi une destination qui a surpris tout le monde : le KF Teuta Durrës, pensionnaire de l’élite albanaise sauvé de justesse la saison passée. Une destination surprise pour se relancer dans un environnement plus calme après une saison galère.
Une carrière de baroudeur pour Paul Bernardoni
Formé à l’ESTAC, passé par Bordeaux, Clermont, Nîmes, Angers et l’ASSE, Bernardoni traîne déjà un CV de baroudeur pour un gardien qui n’a que 29 ans. Pour son premier challenge à l'étranger, il avait choisi de tenter l’aventure en Süper Lig à Konyaspor, où il vivra un véritable « cauchemar » émotionnel et financier, avec plusieurs mois sans salaire et une situation devenue intenable. « Non, c’est terminé » avait-il lâché au sujet d’un retour en Turquie, après avoir avoué que cet épisode avait été « le plus gros choc émotionnel de sa vie ».
Rebondir ensuite en Suisse, à Yverdon Sport, lui avait permis de « retrouver de la sérénité » loin du tumulte. Aujourd’hui, il repart à l’étranger, dans un championnat encore plus confidentiel, pendant qu’Amiens a déjà tourné la page en officialisant l’arrivée de Yannick Pandor pour deux saisons dans les cages. Choix étrange pour certains, courageux pour d’autres : Bernardoni continue de tracer une trajectoire atypique, plus guidée par l’envie de rejouer et de se protéger que par l'attente du projet idéal.
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