Habib Beye vit un apprentissage brutal du haut niveau entre le Stade Rennais et l’Olympique de Marseille, où on lui reproche une communication qui n'est pas en adéquation avec ce que l'on voit sur le terrain, et surtout une absence d’identité de jeu. À Rennes comme à l’OM, le même procès revient : beaucoup de discours, pas assez de réalité sur le terrain, dans deux clubs ultra exposés. Et quand on parle d'exposition, opter pour Marseille après un passage compliqué au SRFC, ce n'était peut-être pas le meilleur choix. Néanmoins, il peut compter sur quelques soutiens.
Koné démonte le « faux procès » autour de Beye
Ancien joueur de Beye au Stade Rennais, et passé par l’OM, Ismaël Koné a décidé de monter au front dans Onze Mondial pour remettre l’église au milieu du village : « Les critiques à son égard étaient-elles justifiées ? Totalement en décalage avec la réalité. Après, quand tu es à la tête d'un club exposé, c'est la loi du milieu. Énormément de critiques circulent et il faut être armé pour y faire face. Je pense qu'il l'est, car il exerce ce métier depuis de nombreuses années, il connaît parfaitement le milieu et a aussi été consultant. C'est un homme qui aime profondément le travail et qui prône une vraie rigueur ; il sait que sans cela, on ne va nulle part. C'est un peu dommage qu'on lui colle ce genre d'étiquettes, mais dans le football de haut niveau, tout est toujours décuplé. » a t'il confié avant de poursuivre.
« En tant qu'entraîneur, c'est quelqu'un de très rigoureux, extrêmement axé sur le fait de repousser ses limites au quotidien pour progresser. C'est aussi un coach proche de ses joueurs, qui aime échanger, parler avec eux et laisser la porte ouverte à la discussion s'il y a des incompréhensions. Il n'est pas du tout fermé d'esprit. Avoir un coach ouvert, qui cherche à te faire comprendre ses choix tout en te poussant au maximum sans jamais te manquer de respect, c'est tout ce qu'un joueur peut demander pour s'exprimer. »
Une image de Beye différente de la réalité
Koné rappelle d’ailleurs que Beye a été séduit par son profil et souhaitait le conserver, preuve selon lui d’un coach capable de faire confiance et de construire dans la durée. Vu de l’intérieur, l’ancien consultant est décrit comme un travailleur obsessionnel, exigeant mais respectueux, loin du portrait d’entraîneur d'hautain, avec un ego surdimensionné. Néanmoins, il ne s'agit que de l'avis d'Ismaël Koné. Un avis qui n'est pas partagé par certains cadres du vestiaire rennais, ni marseillais ...
Au fond, le cas Habib Beye pose la question classique : jusqu’où juge-t-on un entraîneur sur les résultats immédiats, et à partir de quand on regarde aussi le projet, le vestiaire et ce que disent vraiment ses joueurs ?