Maxence Lacroix n’a pas encore posé le pied à Stamford Bridge que le deal fait déjà parler jusque dans le Doubs. Le défenseur de Crystal Palace, titulaire attendu avec les Bleus ce vendredi contre la Norvège, est annoncé tout proche de Chelsea pour environ 55 M€, comme l’a révélé L’Équipe et confirmé par plusieurs médias anglais. Le transfert devrait être officialisé après la Coupe du monde 2026, une fois le parcours de l’équipe de France bouclé.
Formé à Sochaux, passé pro en 2017 avant de filer à Wolfsburg en 2020 puis à Crystal Palace en 2024, Lacroix arrive à 26 ans à un vrai tournant de sa carrière. Xabi Alonso, nommé sur le banc de Chelsea, poussait pour ce profil de central capable de défendre haut et de relancer propre. Et si les 55 M€ font réagir côté Blues, ce montant va surtout déclencher un joli mécanisme pour les clubs formateurs du joueur.
Comment la nouvelle règle FIFA offre un jackpot à Sochaux
Longtemps, le mécanisme de solidarité FIFA ne s’appliquait que pour les transferts internationaux, entre deux fédérations différentes. Désormais, la règle a évolué : même un transfert "national" déclenche le versement si le joueur a été formé dans un club affilié à une autre fédération que celle du pays où a lieu le transfert. Autrement dit, un deal Crystal Palace - Chelsea peut générer des millions pour des clubs français.
Arrivé à Sochaux en 2015, à 15 ans, et parti à Wolfsburg à 20 ans, Lacroix a passé l’essentiel de ses années de formation au FCSM. Sur une enveloppe de 55 M€, 5% du montant du transfert sont redistribués aux clubs formateurs au titre de la solidarité, soit 2,75 M€. Compte tenu de la période passée au centre sochalien, le club doubiste pourrait récupérer environ 2,25% à 2,5% du transfert, soit aux alentours de 1,3 à 1,4 M€.
Pour un club sur un fil rouge sur le plan financier et dont le budget pour la saisons 2026-2027 devrait tourner autour de 14 M€, la manne financière tombe au parfait moment : Chelsea est obligé de payer via la FIFA Clearing House, qui centralise et redistribue ces sommes à l’échelle mondiale. De quoi rappeler aux clubs français que chaque euro investi dans la formation peut se transformer, des années plus tard, en retour sur investissement.