Le feuilleton de l'ASSE, dont l'avenir d'Eirik Horneland ne tient qu'à un fil depuis la défaite à Reims (1-0) le 24 janvier dernier, connaît un nouveau rebondissement. Selon L'Equipe, la direction stéphanoise menée par Ivan Gazidis aurait contacté Franck Haise et Philippe Montanier pour prendre les commandes d'un club qui stagne à la 5e place de Ligue 2, et dont la dynamique n'est pas rassurante. Mais voilà, coup de théâtre : Olivier Tallaron, journaliste pour Canal+, affirme que Franck Haise « dément avoir débuté des discussions avec l'ASSE ». Entre volte-face et démenti tactique, qui dit vrai ? Et surtout, l'ancien magicien du RC Lens peut-il vraiment être tenté par une aventure qui ressemble étrangement à celle qui l'a propulsé au firmament du football français ?
L'histoire possède des allures de déjà-vu troublantes. En février 2020, Franck Haise, alors anonyme entraîneur de la réserve lensoise, récupérait un RC Lens en Ligue 2 après le limogeage de... Philippe Montanier. Deux victoires, un arrêt du championnat pour cause de Covid, et voilà Lens promu en Ligue 1. La suite, on la connaît : quatre saisons d'ascension vertigineuse jusqu'à la Ligue des Champions, une deuxième place en 2023 à un point du PSG, et le sacre de meilleur entraîneur de Ligue 1.
L'ASSE, elle aussi, présente un profil familier : club historique relégué, ambitions affichées de remontée immédiate, effectif renforcé l'été dernier avec 25 millions d'euros investis, et surtout, cette identité minière viscérale que partagent Lens et Saint-Etienne. « Le stade Geoffroy-Guichard est tout simplement construit sur d'anciennes galeries », comme le stade Bollaert repose sur trois siècles d'histoire minière. Ces deux cités ouvrières, où le football est devenu « l'exutoire des mineurs », vibrent au même rythme : celui de la solidarité, du courage et d'un attachement presque charnel à leur club.
Mais attention aux mirages. Si le parallèle séduit sur le papier, la réalité est plus complexe. Haise a quitté Nice fin décembre après une première partie de saison cauchemardesque : neuf défaites d'affilée, zéro victoire en Coupe d'Europe, un bilan global calamiteux. L'homme qui avait fait rêver tout l'Artois est apparu « méconnaissable », « fatigué », selon So Foot. Difficile d'imaginer qu'il se précipite vers un nouveau projet à haute intensité sans souffler.
Car voici le nœud du problème : Franck Haise n'a peut-être aucune raison de se presser. Le Stade Rennais, où officie Arnaud Pouille, son ancien directeur général à Lens, constitue une option bien plus confortable. Habib Beye, l'actuel entraîneur breton, a confirmé l'existence d'une clause limpide dans son contrat : « En cas de qualification en Coupe d'Europe, on a un an supplémentaire. S'il n'y a pas de qualification européenne, ça s'arrêtera ». Autrement dit, Haise pourrait tranquillement attendre juin 2026, laisser Rennes terminer sa saison, et débarquer en Bretagne avec un projet Ligue 1 clés en main, sans le stress d'une remontée à arracher.
L'ASSE, en revanche, exige une réponse immédiate. Horneland est en grand danger, et Kilmer Sports Ventures (KSV), propriétaire du club, cherche un sauveur capable de transformer une 5e place décevante en montée directe. La pression est maximale, le calendrier serré. Pourquoi Haise s'embarquerait-il dans ce challenge à la fois risqué et excitant, alors qu'il peut patienter quelques mois pour un poste plus stable ?
Mais une question reste essentielle : Franck Haise peut-il vraiment recréer à Saint-Etienne la magie qu'il a opérée à Lens ? L'histoire est tentante, les similitudes troublantes, mais l'échec niçois rappelle qu'aucun entraîneur n'est infaillible. Et dans le football moderne, même les plus belles histoires ne se répètent jamais à l'identique.
L'histoire possède des allures de déjà-vu troublantes. En février 2020, Franck Haise, alors anonyme entraîneur de la réserve lensoise, récupérait un RC Lens en Ligue 2 après le limogeage de... Philippe Montanier. Deux victoires, un arrêt du championnat pour cause de Covid, et voilà Lens promu en Ligue 1. La suite, on la connaît : quatre saisons d'ascension vertigineuse jusqu'à la Ligue des Champions, une deuxième place en 2023 à un point du PSG, et le sacre de meilleur entraîneur de Ligue 1.
L'ASSE, elle aussi, présente un profil familier : club historique relégué, ambitions affichées de remontée immédiate, effectif renforcé l'été dernier avec 25 millions d'euros investis, et surtout, cette identité minière viscérale que partagent Lens et Saint-Etienne. « Le stade Geoffroy-Guichard est tout simplement construit sur d'anciennes galeries », comme le stade Bollaert repose sur trois siècles d'histoire minière. Ces deux cités ouvrières, où le football est devenu « l'exutoire des mineurs », vibrent au même rythme : celui de la solidarité, du courage et d'un attachement presque charnel à leur club.
Mais attention aux mirages. Si le parallèle séduit sur le papier, la réalité est plus complexe. Haise a quitté Nice fin décembre après une première partie de saison cauchemardesque : neuf défaites d'affilée, zéro victoire en Coupe d'Europe, un bilan global calamiteux. L'homme qui avait fait rêver tout l'Artois est apparu « méconnaissable », « fatigué », selon So Foot. Difficile d'imaginer qu'il se précipite vers un nouveau projet à haute intensité sans souffler.
Car voici le nœud du problème : Franck Haise n'a peut-être aucune raison de se presser. Le Stade Rennais, où officie Arnaud Pouille, son ancien directeur général à Lens, constitue une option bien plus confortable. Habib Beye, l'actuel entraîneur breton, a confirmé l'existence d'une clause limpide dans son contrat : « En cas de qualification en Coupe d'Europe, on a un an supplémentaire. S'il n'y a pas de qualification européenne, ça s'arrêtera ». Autrement dit, Haise pourrait tranquillement attendre juin 2026, laisser Rennes terminer sa saison, et débarquer en Bretagne avec un projet Ligue 1 clés en main, sans le stress d'une remontée à arracher.
L'ASSE, en revanche, exige une réponse immédiate. Horneland est en grand danger, et Kilmer Sports Ventures (KSV), propriétaire du club, cherche un sauveur capable de transformer une 5e place décevante en montée directe. La pression est maximale, le calendrier serré. Pourquoi Haise s'embarquerait-il dans ce challenge à la fois risqué et excitant, alors qu'il peut patienter quelques mois pour un poste plus stable ?
Mais une question reste essentielle : Franck Haise peut-il vraiment recréer à Saint-Etienne la magie qu'il a opérée à Lens ? L'histoire est tentante, les similitudes troublantes, mais l'échec niçois rappelle qu'aucun entraîneur n'est infaillible. Et dans le football moderne, même les plus belles histoires ne se répètent jamais à l'identique.






