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FC Nantes : Ahmed Kantari encaisse la première charge de Vahid Halilhodzic


Vendredi 13 Mars 2026 20:50 - écrit par

Pour son retour à la Jonelière, Vahid Halilhodzic n’a pris aucun gant. En conférence de presse, le nouvel entraîneur du FC Nantes a étrillé l’apathie de ses joueurs lors de la déroute face à Angers SCO. Un constat sans concession qui sonne comme un avertissement pour un vestiaire en perdition.



Le décor est planté. À 73 ans, « Coach Vahid » revient dans une maison qu’il connaît par cœur pour une mission périlleuse : sortir le FC Nantes, 17e de Ligue 1, d’une spirale infernale. Huit revers sur les dix dernières sorties sous l’ère Ahmed Kantari ont plongé les Canaris dans une crise profonde. Le Bosnien n’a pas attendu pour imprimer sa marque : dès sa première apparition devant les médias, le ton était donné.

Halilhodzic exige plus d'agressivité

Interrogé sur le triste revers concédé face aux Angevins (0-1), l’ancien sélectionneur du Maroc a lâché un verdict qui en dit long : « J’ai regardé la première mi-temps. Après, je ne pouvais plus regarder, il n’y avait aucune agressivité. » Une attaque frontale qui pointe les carences criantes du management de son prédécesseur. Si le match contre Angers a laissé les supporters médusés, avec une équipe totalement amorphe, sans réel impact offensif et dans les duels, les statistiques confirment ce naufrage. Nantes affiche l’un des plus faibles taux de duels remportés du championnat sur les cinq dernières journées.

Halilhodzic ne fera aucun cadeau

Le message est limpide : le statut n’existe plus. Ce tacle à peine voilé envers la gestion de Kantari installe un climat bien plus militaire à l’entraînement. Pour Halilhodzic, le salut passera par une remise en question totale de l’exigence quotidienne. Le technicien, réputé pour sa discipline de fer, ne compte pas composer avec les états d’âme. Il l'a martelé : il jugera ses hommes uniquement sur leur capacité à « se battre pour chaque ballon ».

Face à une équipe dont le potentiel est intrinsèquement meilleur que ce qu'elle montre , le problème semble avant tout structurel. Entre la réception de Strasbourg qui arrive déjà en guise de tournant et la gestion d’un vestiaire anesthésié, le Bosnien n’a plus une minute à perdre. Le ménage a commencé, et le message est passé : à la Jonelière, désormais, celui qui ne mouillera pas le maillot restera sur le bord de la route.



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