Le couperet est tombé et il sent une mort annoncée. Ce mercredi après-midi, la commission d’appel de la DNCG a confirmé la sentence prononcée en première instance : les Girondins de Bordeaux sont exclus des championnats nationaux à l’issue de la saison 2025/2026. Pour ce monument historique du football français, l'atterrissage forcé se fera en Régional 1, au cœur du football amateur. Un séisme absolu.
Pourtant, Gérard Lopez refuse encore de lâcher le gouvernail de ce navire qui prend l'eau de toutes parts. Juste avant l’officialisation du verdict, le club a annoncé son intention de saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) en conciliation. Une énième pirouette juridique qui offre un sursis de quinze jours à l’homme d'affaires hispano-luxembourgeois. L'objectif ? Gagner un temps précieux pour ferrer un repreneur capable d’injecter les millions nécessaires pour sauver le plan de continuation.
Bordeaux au bord de la liquidation judiciaire
La quête s'annonce toutefois digne d'un funambule au-dessus du vide. Selon les informations dévoilées par ICI Gironde, le fonds d'investissement Sparta Capital reste positionné, épaulé par l’intérêt naissant d'un ancien joueur professionnel formé ou passé par le club. Mais le temps presse. Sans projet de rachat solide et validé sous trois semaines par le tribunal de commerce, la suite logique sera la liquidation judiciaire pure et simple. Pour Bordeaux, ce recours olympique n’est pas qu’une formalité administrative, c’est l’ultime barrière avant le dépôt de bilan et la disparition de l'entité "Girondins de Bordeaux".






