Habib Beye s’est dit « fier » de ses joueurs après la lourde défaite du Stade Rennais face à l’OM en huitième de finale de Coupe de France (0-3), estimant le score « sévère ». Un décalage frappant entre le discours du coach et le contenu d’un match où Rennes a été inoffensif offensivement et friable derrière, face à une équipe marseillaise loin d’être flamboyante et elle‑même en plein doute. En interne, le ton est d’ailleurs bien différent, comme l’a montré la prise de parole beaucoup plus tranchante du directeur sportif Loïc Désiré.
Habib Beye minimise, Rennes inquiète dans le jeu
Au micro de beIN Sport, Habib Beye a choisi de protéger son groupe. Selon lui, Rennes aurait livré une prestation intéressante dans le jeu, malgré le score lourd et l’élimination. Le coach insiste sur quelques séquences de possession, comme si elles suffisaient à équilibrer une soirée globalement ratée.
Sur le terrain pourtant, les Bretons ont rarement pesé. Peu de situations dangereuses, un pressing désorganisé, des errements défensifs répétés… et en face, une équipe marseillaise loin de ses grands soirs, qui n’a pas eu besoin d’hausser énormément le ton pour faire la différence. Ce contraste nourrit l’impression d’un discours déconnecté de la réalité du match, voire d’un refus d’assumer l’ampleur de la crise de résultats.
Sur le terrain pourtant, les Bretons ont rarement pesé. Peu de situations dangereuses, un pressing désorganisé, des errements défensifs répétés… et en face, une équipe marseillaise loin de ses grands soirs, qui n’a pas eu besoin d’hausser énormément le ton pour faire la différence. Ce contraste nourrit l’impression d’un discours déconnecté de la réalité du match, voire d’un refus d’assumer l’ampleur de la crise de résultats.
Loïc Désiré sonne l’alarme et vise les joueurs
À l’inverse, Loïc Désiré n’a pas cherché à enjoliver la situation. Le directeur sportif a parlé de « période difficile », pointant « trop d’erreurs individuelles » et appelant à « une remise en question rapide de beaucoup de joueurs ». Une sortie publique rare à ce niveau de responsabilité, qui tranche avec la bienveillance affichée par Beye.
Ce double discours interroge. D’un côté, un entraîneur qui tente, peut‑être à l’excès, de protéger son vestiaire. De l’autre, un dirigeant qui considère visiblement que le problème est plus profond et qu’une partie du groupe peine à se faire violence.
La question est désormais simple : Rennes saura‑t‑il transformer cette élimination en électrochoc plutôt qu’en naufrage prolongé ? Alignement du discours en interne, responsabilités assumées et réponses sur le terrain seront scrutés lors des prochains rendez‑vous.
Réponse ce samedi face au RC Lens à Bollaert. Une défaite sans la manière pourrait bien remettre Habib Beye sur un siège éjectable.
Ce double discours interroge. D’un côté, un entraîneur qui tente, peut‑être à l’excès, de protéger son vestiaire. De l’autre, un dirigeant qui considère visiblement que le problème est plus profond et qu’une partie du groupe peine à se faire violence.
La question est désormais simple : Rennes saura‑t‑il transformer cette élimination en électrochoc plutôt qu’en naufrage prolongé ? Alignement du discours en interne, responsabilités assumées et réponses sur le terrain seront scrutés lors des prochains rendez‑vous.
Réponse ce samedi face au RC Lens à Bollaert. Une défaite sans la manière pourrait bien remettre Habib Beye sur un siège éjectable.






